Fondée en 1907, l’ENSEEIHT, surnommée « N7 », est l’une des écoles internes de Toulouse INP. En 2025, elle a ouvert 309 places aux prépas via le CCINP, réparties entre trois départements dont les barres d’admission diffèrent nettement.
L’école vise les élèves de Sup et de Spé attirés par le numérique, l’électronique-énergie ou la mécanique des fluides, dans l’une des plus grandes villes étudiantes de France.
Carte d’identité
L’ENSEEIHT diplôme plus de 450 ingénieurs par an et compte quelque 20 000 diplômés en activité. C’est une école interne de l’Institut national polytechnique de Toulouse, associée à l’Institut Mines-Télécom. Elle délivre un diplôme d’ingénieur portant le label européen EUR-ACE.
Son nom vient de l’électrotechnique, l’électronique, l’informatique, l’hydraulique et les télécommunications. Depuis 2017, l’enseignement est réparti en trois départements. Les frais de scolarité relèvent du barème national des écoles d’ingénieurs publiques, auxquels s’ajoute la CVEC de 105 € en 2025-2026.
Le campus est en plein centre de Toulouse, au 2 rue Charles Camichel, le long du Canal du Midi. Tu es à pied du cœur de la Ville rose.
Trois départements, un cursus en trois ans
L’N7 forme des ingénieurs pour quatre secteurs : l’énergie, le numérique, l’environnement et les transports du futur (aéronautique, spatial, terrestre). Le choix se fait entre trois départements.
- Sciences du Numérique (SN) : informatique, réseaux et télécommunications. Big data, intelligence artificielle, cybersécurité, systèmes embarqués, cloud, 5G et calcul haute performance.
- Électronique, Énergie électrique et Automatique (3EA) : systèmes embarqués, énergies renouvelables et smart grids, robotique et mécatronique, véhicules autonomes et connectés.
- Mécanique des fluides, Énergétique et Environnement (MF2E) : énergie, eau, environnement, hydrologie, aérodynamique et simulation numérique.
Le cursus ingénieur se déroule sur six semestres, soit trois ans. La première année pose un socle commun, la deuxième affine le parcours, la troisième mène au projet de fin d’études.
Côté terrain, le cursus fait une large place aux stages et à l’expérience professionnelle en entreprise, et se termine par un projet de fin d’études.
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International et double diplôme
La mobilité internationale est obligatoire pour valider le diplôme. Sous statut étudiant, il faut 17 semaines à l’étranger ; sous statut apprenti, 9 semaines. Cette exigence suit les règles de la CTI.
Cette mobilité prend trois formes : un semestre d’études dans une université partenaire en 2e ou 3e année, un stage à l’international, ou une césure et un projet humanitaire. Toulouse INP participe au programme Erasmus+.
Un semestre à l’étranger peut déboucher sur un double diplôme. En interne, le parcours ModIA, orienté modélisation et intelligence artificielle, est un double diplôme monté avec l’INSA Toulouse, accessible dès la fin de la première année.
Apprentissage : les trois départements ouverts
Les trois départements (SN, 3EA, MF2E) se suivent aussi par apprentissage. L’alternance mène au même diplôme et aux mêmes compétences que la voie sous statut étudiant.
Deux contrats existent : le contrat d’apprentissage, sur trois ans, et le contrat de professionnalisation, sur un an. Le rythme d’alternance s’intensifie d’une année à l’autre, jusqu’au projet de fin d’études de six mois en entreprise.
Il existe aussi une voie mixte, la FISEA : on démarre sous statut étudiant, puis on bascule apprenti.
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Débouchés, salaire et réseau
Les ingénieurs N7 partent vers l’énergie, le numérique, l’environnement, l’aéronautique et le spatial. Selon le département, ça va du développement logiciel et de la cybersécurité aux réseaux électriques, en passant par la gestion de l’eau et la simulation.
L’école publie ses chiffres d’insertion, calculés sur les trois dernières promotions diplômées.
Le salaire moyen d’embauche atteint 41 700 € brut annuel, primes comprises. 69 % des diplômés ont signé avant même l’obtention du diplôme, et 93,5 % sont en poste cinq mois après la sortie.
Côté réseau, les diplômés se retrouvent dans l’AIn7, l’association des ingénieurs de l’N7. Un appui concret pour les stages, le premier emploi et la suite de carrière.
Vie étudiante, logement et transport à Toulouse
La vie associative est portée par l’AEn7, l’association des élèves. Elle fédère cinq bureaux : le Bureau des Élèves, le Bureau des Arts, le Bureau des Sports, le Bureau du Développement Durable et le Bureau du Foyer. Plus de soixante clubs complètent le tableau.
Les associations techniques de l’école, reconnues à Toulouse, couvrent le son, la lumière, la photo, la vidéo et le développement web. L’école soutient aussi des initiatives étudiantes comme TEDDn7, sur la transition écologique, et Women7, pour les femmes dans l’ingénierie.
Pour se loger, les résidences du CROUS Toulouse-Occitanie proposent chambres et studios en cité universitaire, et le campus donne accès aux points de restauration du CROUS toulousain. Le dossier social étudiant (DSE) se dépose sur messervices.etudiant.gouv.fr. L’école relaie aussi la plateforme Loca7 pour le parc privé.
Le campus est desservi par le métro : ligne B à la station François-Verdier, ligne A à la station Jean Jaurès. S’y ajoutent plusieurs lignes de bus et Linéo, ainsi que les vélos en libre-service VélÔToulouse. Le réseau Tisséo couvre toute la ville.
Toulouse, c’est plus de 120 000 étudiants. La ville arrive en tête du classement des villes étudiantes de L’Étudiant en 2026. C’est aussi la capitale européenne de l’aéronautique, avec le siège d’Airbus et les chaînes d’assemblage des A320, A330 et A350.
Le Canal du Midi, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, passe au pied de l’école. Les Pyrénées et leurs stations de ski sont proches, la Méditerranée à environ une heure et demie de route.
Les places au CCINP
L’ENSEEIHT recrute par le CCINP en MP, MPI, PC, PSI, PT et TSI. En PC, l’école recrute via la banque PC (épreuves communes Mines-Ponts), dont les places sont affichées côté CCINP. Le recrutement se fait par département (électronique-énergie, mécanique des fluides, numérique), chacun avec ses propres places. Au total, 309 places étaient offertes en 2025.
| Filière | Places 2025 |
|---|---|
| MP | 130 |
| PSI | 88 |
| MPI | 36 |
| PC | 36 |
| PT | 12 |
| TSI | 7 |
En MP, l’ENSEEIHT recrute sur trois départements aux barres très différentes : en 2025, le rang médian des intégrés allait d’environ 987 en mécanique des fluides à 1 455 en électronique-énergie, le numérique se situant autour de 1 192. Il n’y a donc pas de rang unique pour « l’ENSEEIHT en MP » : tout dépend du département visé. Pour le détail des coefficients, des barres et des attendus par filière, va voir la fiche admission de l’ENSEEIHT.
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