Stages de Pré-Rentrée — Inscriptions ouvertes, places très limitées ! S'inscrire

Aller au contenu principal
Parcours Entrepreneuriat CentraleSupélec : le guide
Orientation
9 min

Parcours Entrepreneuriat CentraleSupélec : le guide

Équipe Hadamard

Équipe Hadamard

Rédacteurs Hadamard, polytechniciens, centraliens et normaliens, orientation, méthode et concours de prépa

Créer sa boîte pendant l'école, pas dix ans après : à CentraleSupélec, c'est un vrai parcours, pas un club. Du mentorat dès la 1re année jusqu'à l'incubateur en 3e année, avec en bonus une année de césure pour lancer sa startup depuis Station F. Voici comment l'École accompagne ses futurs entrepreneurs, étape par étape.

L'idée derrière ce dispositif est simple à énoncer et exigeante à tenir. Beaucoup d'écoles affichent une fibre entrepreneuriale sur leur plaquette, mais elle se limite souvent à une association d'élèves et à un concours de pitch une fois par an. CentraleSupélec fait le pari inverse : intégrer l'entrepreneuriat dans la structure même du cursus ingénieur, avec du temps banalisé, un accompagnement humain et un accès aux moyens techniques de l'École. Le résultat est un chemin balisé qui t'autorise à passer d'une intuition à un prototype, puis d'un prototype à une entreprise, sans quitter le cadre de ta formation.

Si tu prépares les concours et que tu vises déjà cette voie, autant comprendre dès maintenant à quoi elle ressemble concrètement. Tu verras qu'entreprendre n'est pas réservé à ceux qui ont « l'idée du siècle » en tête : le parcours est pensé pour te faire mûrir un projet, pas pour te demander de l'avoir déjà trouvé.

Un parcours transversal sur les trois années

Comme le parcours Recherche, le parcours Entrepreneuriat est transversal : il se superpose au cursus au lieu de remplacer ta spécialisation. Concrètement, tu ne renonces à rien de ta formation d'ingénieur généraliste. Tu ajoutes une couche entrepreneuriale par-dessus, et cette couche s'épaissit d'année en année, à mesure que ton projet gagne en maturité et que ta charge de cours te laisse plus de marge pour t'y consacrer.

Cette montée en puissance progressive est le vrai atout du dispositif. En 1re année, tu découvres et tu explores sans pression, avec un filet de sécurité solide. En 2e année, on te libère du temps réel pour avancer. En 3e année, tu bascules dans un vrai environnement de startup, avec un bureau et l'écosystème de l'incubateur autour de toi. Le tableau ci-dessous résume ce qui t'est proposé à chaque étape.

AnnéeCe qui est proposé
1re annéeMentorat par un entrepreneur, temps dédié au projet, cours de création d'entreprise, possibilité de stage en start-up.
2e année44 demi-journées dédiées au projet.
3e annéeIntégration à la Filière CentraleSupélec Entrepreneur : bureau dédié et immersion complète dans la vie de l'incubateur.

La première année pose les fondations. Tu es mis en relation avec un entrepreneur qui joue le rôle de mentor, tu bénéficies de temps dédié pour faire avancer ton projet et tu suis des cours de création d'entreprise qui te donnent le vocabulaire et les réflexes de base. Un stage en start-up est possible dès ce stade, ce qui te permet de voir de l'intérieur comment fonctionne une jeune entreprise avant de te lancer. C'est une année d'exposition, pensée pour lever les fausses idées que l'on se fait souvent de l'entrepreneuriat.

La deuxième année passe à la vitesse supérieure avec 44 demi-journées entièrement consacrées au projet. Ce temps banalisé est ce qui distingue un vrai parcours d'un simple encouragement : avancer sur une idée demande des heures de travail continu, pas des interstices grappillés entre deux partiels. En troisième année, tu intègres la Filière CentraleSupélec Entrepreneur et tu obtiens un bureau dédié. Tu vis alors au rythme de l'incubateur, entouré d'autres porteurs de projet, ce qui change radicalement l'énergie que tu peux mettre dans ton entreprise.

Cours particuliers

Un accompagnement personnalisé pour réussir

Des professeurs d'excellence pour vous accompagner tout au long de l'année.

Cours en visio ou présentielProfs X/Centrale/ENS
Découvrir nos cours

21st by CentraleSupélec : les trois niveaux

Tout l'accompagnement passe par 21st by CentraleSupélec, la structure d'accompagnement entrepreneurial de l'École. Elle est organisée selon la maturité de ton projet, avec trois niveaux qui correspondent à trois moments très différents de la vie d'une startup. Un incubateur, pour rappel, accompagne des projets encore jeunes qui cherchent à se structurer, tandis qu'un accélérateur travaille avec des entreprises déjà lancées qu'il aide à croître plus vite. Retrouver ces deux logiques au même endroit, avec une passerelle entre elles, est précisément ce qui rend l'écosystème cohérent.

Le premier niveau, la Maturation, s'adresse aux chercheurs et aux doctorants qui portent une technologie issue d'un laboratoire. L'enjeu est de transformer un résultat scientifique en projet viable, une étape souvent longue et technique. Environ 20 projets par an sont accompagnés à ce niveau, ce qui donne une idée du soin apporté à ce travail d'amont.

Le deuxième niveau, l'Incubateur, est celui des étudiants. Il prend en charge des projets en phase ante-création et early-stage, c'est-à-dire tout ce qui se joue avant et juste après la naissance de l'entreprise. Environ 25 projets y sont suivis chaque année, avec du coaching, un accès à La Fabrique et des bourses d'amorçage pour démarrer. La Fabrique est le FabLab de l'École, un espace de 1200 m² où prototyper une idée physique plutôt que de la garder sur le papier. Une bourse d'amorçage, elle, sert à couvrir les tout premiers frais d'un projet qui ne génère encore aucun revenu.

Le troisième niveau, l'Accélérateur, cible les startups déjà matures. Il en accompagne environ 35 par an, dont 70 % de deeptech, ces entreprises qui reposent sur une avancée scientifique ou technologique de pointe plutôt que sur un simple concept marketing. À ce stade, les moyens changent d'échelle : un prêt d'honneur pouvant aller jusqu'à 75 K€, l'accès à 18 laboratoires et un réseau de 100 mentors. Le prêt d'honneur mérite un mot, car beaucoup l'ignorent : c'est un prêt à taux zéro accordé à la personne et sans garantie personnelle, dont le remboursement conforte la crédibilité financière du fondateur auprès des banques et des investisseurs.

Le chiffre qui parle : 90 % des startups accélérées depuis 2021 ont levé des fonds. L'accompagnement ne s'arrête pas à un joli pitch, il se mesure à la capacité des projets à convaincre de vrais investisseurs et à se financer pour durer.

De l'idée à la startup : la logique du parcours

Ce qui frappe quand on met bout à bout ces dispositifs, c'est leur enchaînement. Rien n'est laissé au hasard entre le premier cours de création d'entreprise et la levée de fonds finale. Chaque niveau prépare le suivant, et tu peux entrer dans le système à l'endroit qui correspond à ton avancement plutôt que de tout reprendre à zéro. Un projet qui démarre en Maturation peut ainsi rejoindre l'Incubateur, puis viser l'Accélérateur une fois l'entreprise créée et les premiers clients trouvés.

Cette continuité répond à une réalité que tout entrepreneur connaît : les phases ante-création et early-stage sont les plus fragiles. C'est le moment où l'on doute, où l'on cherche son marché et où l'on brûle ses premières économies sans certitude de résultat. Avoir un lieu pour prototyper à La Fabrique, un mentor pour te confronter à la réalité et une bourse pour tenir quelques mois change tout à ce stade précaire. Le reste, financement conséquent et réseau de laboratoires, arrive plus tard, quand le projet a démontré qu'il tenait debout.

RDV gratuit de 15 min

Besoin d'aide pour choisir ?

Un conseiller pédagogique (ancien X ou Centrale) analyse votre profil et vous guide vers la filière qui vous correspond.

Analyse personnalisée de votre dossier
Conseils sur les lycées à viser
Réponses à toutes vos questions

Sans engagement • Réponse sous 24h

L'Entrepreneur Tech Year : une année pour créer

Pour ceux qui veulent aller au bout, l'École propose une année de césure dédiée à la création de startup, réservée aux élèves ayant le statut national d'élève-entrepreneur. Ce statut, reconnu à l'échelle nationale, permet à un étudiant de consacrer officiellement du temps à son projet entrepreneurial dans le cadre de ses études, avec un accompagnement dédié et une reconnaissance de ce travail par son établissement. C'est le socle administratif qui rend l'année de césure possible.

Le principe de cette année tient en deux temps. D'abord, quatre mois d'accompagnement de proximité, de septembre à décembre, au sein de la direction Entrepreneuriat et Innovation, avec un hébergement possible dans les espaces Startup Campus de l'École, notamment à Station F. Station F est le plus grand campus de startups au monde, installé à Paris, et y disposer d'un point de chute place ton projet au cœur d'un écosystème dense de fondateurs, d'investisseurs et de mentors. L'effet d'entraînement de ce genre de lieu est difficile à reproduire seul dans un coin.

Les élèves partent ensuite en stage dans des start-up à l'international, puis reviennent valider leur césure avant de démarrer leur dernière année de cycle ingénieur. Ce détour n'est pas une parenthèse hors cursus : il s'intègre au diplôme et enrichit le projet de retours de terrain avant la dernière ligne droite. Les profs Hadamard, anciens taupins passés par CentraleSupélec, l'X et les ENS, le constatent : ces dispositifs font toute la différence entre « avoir une idée » et « avoir lancé ».

Entrepreneuriat et spécialité technique : pas un choix exclusif

Une crainte revient souvent chez les élèves qui hésitent : choisir l'entrepreneuriat, est-ce renoncer à devenir un ingénieur pointu dans son domaine ? La réponse est non, et c'est même l'inverse. Le caractère transversal du parcours signifie qu'il se combine avec la dominante et la mention que tu choisis en 3e année. Tu peux donc te spécialiser sérieusement tout en portant un projet de création d'entreprise, les deux se nourrissant l'un l'autre.

C'est particulièrement vrai pour la deeptech, dont on a vu qu'elle représente 70 % des startups accélérées. Ces entreprises reposent sur une vraie compétence scientifique, pas sur une idée séduisante mais creuse. Une maîtrise solide de l'informatique, de l'énergie ou du traitement du signal est précisément ce qui donne à un projet sa barrière technologique et sa valeur. Se former en profondeur n'est pas un frein à entreprendre, c'est souvent le carburant de la startup.

À qui ça s'adresse

À tous ceux qui veulent entreprendre, avec ou sans idée précise au départ. C'est un point important, car beaucoup s'autocensurent en pensant qu'il faut arriver avec un projet déjà ficelé. Or le parcours démarre par du mentorat et des cours de création d'entreprise dès la 1re année, et l'Incubateur accompagne des projets en phase ante-création. Autrement dit, on peut te prendre en charge très en amont, quand tu n'as qu'une envie et quelques pistes plutôt qu'un plan bouclé.

Le parcours n'est pas non plus incompatible avec une spécialisation pointue : beaucoup de startups deeptech naissent d'une dominante Informatique et Numérique ou d'un projet énergie. Et si tu hésites encore sur ton concours cible, notre comparatif Mines-Ponts ou CentraleSupélec t'aidera à te positionner. Le vrai prérequis, au fond, est d'intégrer le cursus ingénieur généraliste via le concours Centrale-Supélec après ta prépa. Le reste, l'École est outillée pour te le faire construire.

Partager

FAQ

Questions fréquentes

Accompagnement personnalisé

Besoin d'aide pour réussir votre prépa ?

Nos professeurs, issus de Polytechnique et Centrale, vous accompagnent dans votre réussite avec un suivi sur-mesure.