Stages de Pré-Rentrée — Inscriptions ouvertes, places très limitées ! S'inscrire

Aller au contenu principal
Ingénieur Spécialité Cybersécurité à CentraleSupélec
Orientation
8 min

Ingénieur Spécialité Cybersécurité à CentraleSupélec

Équipe Hadamard

Équipe Hadamard

Rédacteurs Hadamard, polytechniciens, centraliens et normaliens, orientation, méthode et concours de prépa

Bonne nouvelle pour les taupins attirés par la sécurité informatique : depuis septembre 2025, CentraleSupélec forme des ingénieurs cybersécurité via un diplôme dédié, à Rennes, accessible directement sur le concours Centrale-Supélec. Trois ans, un vrai métier au bout, et une entrée dès la 1re année. Voici ce qu'il faut savoir avant de te positionner.

Pourquoi la cybersécurité, et pourquoi maintenant

Chaque service que tu utilises repose aujourd'hui sur des systèmes d'information : banques, hôpitaux, administrations, industriels, plateformes en ligne. Dès qu'une donnée circule ou qu'un logiciel tourne, il existe une surface d'attaque, c'est-à-dire un ensemble de points par lesquels un acteur malveillant peut tenter d'entrer. La cybersécurité est la discipline qui consiste à protéger ces systèmes, à détecter les intrusions et à réparer les failles avant qu'elles ne soient exploitées. Ce n'est pas un domaine annexe de l'informatique : c'est devenu un métier à part entière, avec ses experts, ses méthodes et ses réglementations.

Ce qui rend le secteur particulier, c'est que la menace évolue en permanence. Les techniques d'attaque se renouvellent, les architectures se complexifient, et la moindre négligence peut coûter très cher à une organisation. Résultat : les profils capables de comprendre à la fois la théorie (les mathématiques derrière le chiffrement, par exemple) et la pratique (l'architecture réelle d'un réseau) sont recherchés. C'est exactement l'intersection que vise une formation d'ingénieur spécialisée, et c'est aussi ce qui explique pourquoi CentraleSupélec a choisi d'ouvrir un diplôme entièrement dédié à ce champ plutôt que d'en faire une simple option.

Pour un taupin, cette lecture change la façon d'aborder le choix. Tu n'optes pas seulement pour une école prestigieuse : tu t'engages sur un métier précis, avec une trajectoire lisible. C'est un pari plus assumé qu'un cursus généraliste, mais aussi plus clair sur ce que tu feras au quotidien une fois diplômé.

Cours particuliers

Maîtrisez l'informatique avec un prof expert

Python, algorithmique, structures de données... Un accompagnement adapté.

Exercices pratiquesProfs expérimentés
Voir les cours d'info

Un diplôme d'ingénieur autonome, à Rennes

Le cursus Ingénieur Spécialité Cybersécurité est un diplôme Bac+5 en trois ans, soit six semestres académiques, proposé sur le campus de Rennes. Ce campus n'a pas été choisi au hasard : il abrite les laboratoires IRISA et IETR, deux centres de recherche sur lesquels s'appuient les équipes de l'École en informatique et en sécurité. Concrètement, tu te formes dans un environnement où la recherche en cybersécurité se fait réellement, au contact d'enseignants-chercheurs qui travaillent sur ces sujets.

La différence majeure avec le cursus ingénieur généraliste tient à un mot : autonomie. Dans le parcours généraliste de CentraleSupélec, un élève reçoit d'abord une formation scientifique large et ne choisit sa spécialisation qu'en 3e année. Ici, la logique est inversée : tu es sur la cybersécurité dès l'entrée, et l'ensemble des trois années est construit autour de cet objectif. C'est ce qu'on appelle un diplôme de spécialité, par opposition à un diplôme généraliste. Aucune des deux approches n'est supérieure à l'autre, elles répondent simplement à des projets différents : l'une pour ceux qui savent déjà où ils vont, l'autre pour ceux qui veulent garder le champ ouvert plus longtemps.

À noter : ce cursus fait partie des six nouveaux cursus d'ingénieur de spécialité lancés par CentraleSupélec à la rentrée 2025, dont quatre sur le campus de Rennes, avec environ 25 places par cursus. C'est une promotion volontairement resserrée, à taille humaine.

Comment l'intégrer depuis la prépa

L'accès depuis la classe préparatoire se fait via le concours Centrale-Supélec, avec des épreuves adaptées à ta filière d'origine. Sont concernées les filières MP, MP voie internationale, MPI, PC, PSI, PT et TSI, ce qui ouvre la porte à un large éventail de taupins, des plus mathématiciens aux plus technologiques. Point important à comprendre : l'inscription au concours est unique pour l'ensemble des formations d'ingénieur de l'École, cursus de spécialité compris. Tu ne passes donc pas un concours à part pour la cybersécurité ; tu passes le concours Centrale-Supélec, puis tu candidates à ce cursus dans le cadre de tes vœux.

À côté de cette voie principale par les classes préparatoires, deux autres portes d'entrée existent. La première est une voie universitaire : un concours ouvert au niveau L3, sur un contingent très réduit de deux places seulement, qui s'adresse aux étudiants ayant suivi un cursus à l'université plutôt qu'en prépa. La seconde est une voie double-diplôme, pensée pour les étudiants internationaux qui rejoignent l'École via des accords de partenariat conclus avec des établissements étrangers. Ces deux voies restent marginales en nombre par rapport aux places offertes aux taupins, mais elles montrent la volonté de l'École de diversifier les profils qui accèdent à la spécialité.

Pour un élève de prépa, la conséquence pratique est simple : ta priorité reste la performance au concours Centrale-Supélec dans ta filière.

RDV gratuit de 15 min

Besoin d'aide pour choisir ?

Un conseiller pédagogique (ancien X ou Centrale) analyse votre profil et vous guide vers la filière qui vous correspond.

Analyse personnalisée de votre dossier
Conseils sur les lycées à viser
Réponses à toutes vos questions

Sans engagement • Réponse sous 24h

Ce que tu apprends pendant trois ans

La formation s'organise autour de trois grands domaines qui avancent en parallèle. Le premier regroupe les sciences pour l'ingénieur : mathématiques, physique, optimisation, statistiques et machine learning. C'est le socle scientifique qui distingue un ingénieur d'un simple technicien, et c'est aussi ce qui te permet de comprendre le pourquoi des outils, pas seulement leur usage. Le deuxième domaine rassemble les humanités et la professionnalisation : communication, gestion de projet, culture d'entreprise, tout ce qui transforme un bon technicien en un ingénieur capable de travailler en équipe et de porter des responsabilités.

Le cœur du diplôme reste évidemment la spécialisation en informatique et cybersécurité, et c'est là que le programme prend sa couleur propre. On y trouve la cryptographie, c'est-à-dire l'art de chiffrer l'information pour la rendre illisible sans la bonne clé, un domaine où les mathématiques travaillées en prépa retrouvent une application directe. Viennent ensuite l'architecture des systèmes et la sécurité des réseaux, qui apprennent à concevoir et à protéger l'infrastructure elle-même. S'y ajoutent l'audit et le pentest — le test d'intrusion, qui consiste à attaquer volontairement un système pour en révéler les failles avant qu'un vrai attaquant ne les trouve. Enfin, la rétro-ingénierie complète le tableau : elle vise à décortiquer un programme pour comprendre son fonctionnement interne, une compétence clé face aux logiciels malveillants.

L'autre pilier de la formation, c'est l'expérience du terrain, avec 39 semaines de stage réparties sur les trois ans. Le rythme est progressif et pensé pour te faire monter en responsabilité. Tu commences par un stage d'exécution de cinq semaines en 1re année, une première immersion dans le monde professionnel. Tu enchaînes avec un stage ingénieur de douze semaines en 2e année, où l'on attend cette fois de véritables contributions techniques. Tu termines par un travail de fin d'études de vingt-deux semaines en 3e année, soit près de six mois qui font office de véritable tremplin vers le premier emploi. Cette dernière année peut d'ailleurs se suivre en alternance, dans le cadre d'un contrat de professionnalisation, ce qui te permet d'alterner périodes en entreprise et périodes de formation tout en te rapprochant encore davantage du marché du travail.

Les métiers au bout du diplôme

Le grand avantage d'un diplôme de spécialité, c'est la lisibilité des débouchés. À la sortie, plusieurs métiers concrets s'ouvrent à toi. Le plus direct est celui d'ingénieur sécurité des systèmes d'information, qui conçoit et maintient les défenses techniques d'une organisation. Vient ensuite le rôle d'analyste des menaces et des risques, dont la mission est de comprendre qui pourrait attaquer, comment, et avec quelles conséquences, afin d'aider l'entreprise à hiérarchiser ses priorités.

D'autres voies sont plus tournées vers le conseil ou l'offensif maîtrisé. Le consultant en cybersécurité intervient auprès de clients variés pour auditer leur niveau de protection et recommander des améliorations. L'expert en tests d'intrusion et en audit de sécurité, lui, passe une bonne partie de son temps à jouer le rôle de l'attaquant pour révéler les faiblesses — c'est le prolongement direct des compétences de pentest acquises pendant le cursus. Enfin, avec l'expérience, le poste de RSSI (responsable de la sécurité des systèmes d'information) représente une trajectoire d'évolution possible : c'est la personne qui, au sein d'une organisation, porte la stratégie globale de sécurité et arbitre les grands choix.

Ce qui relie tous ces métiers, c'est qu'ils reposent sur une combinaison rare de rigueur scientifique et de sens pratique. C'est précisément ce que le cursus cherche à construire sur trois ans, en refusant d'opposer la théorie et le terrain.

À ne pas confondre avec la mention InfoNum

Un point mérite d'être clarifié, car la confusion est facile. Ce cursus n'est pas la même chose que la mention Cybersécurité de la dominante Informatique et Numérique. Cette dernière est une spécialisation de 3e année, réservée aux élèves qui ont d'abord suivi le cursus ingénieur généraliste et qui choisissent de s'orienter vers la sécurité au moment de leur dernière année. C'est donc une couleur donnée à la fin d'un parcours large.

Le cursus Ingénieur Spécialité Cybersécurité fonctionne à l'inverse : c'est un diplôme complet de trois ans, choisi dès l'entrée. Les deux chemins mènent à des métiers de la cybersécurité, mais ils ne s'adressent pas au même profil. Si tu sais déjà que la sécurité informatique est ta voie, le diplôme de spécialité t'y engage sans détour. Si tu préfères garder une formation généraliste avant de te décider, la mention de la dominante InfoNum reste ouverte. C'est le genre d'arbitrage que les profs Hadamard et les anciens taupins passés par les grandes écoles aident souvent à poser à tête reposée, en fonction de ton profil réel plutôt que d'une réputation.

Et si tu hésites plutôt entre les cursus de spécialité eux-mêmes, notre article sur le cursus Ingénieur Spécialité Énergie, lui aussi implanté à Rennes, complète le tableau et t'aide à comparer les logiques d'un campus à l'autre.

Partager

FAQ

Questions fréquentes

Accompagnement personnalisé

Besoin d'aide pour réussir votre prépa ?

Nos professeurs, issus de Polytechnique et Centrale, vous accompagnent dans votre réussite avec un suivi sur-mesure.