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Probabilités conditionnelles : arbre et exercices corrigés
Méthode
11 min

Probabilités conditionnelles : arbre et exercices corrigés

Mohamed K.

Mohamed K.

Centralien · MPSI puis MP · Recherche ML santé

Les probabilités conditionnelles répondent à une seule question : une information change-t-elle mes chances ? Savoir qu'un dé est tombé sur un nombre pair, qu'un élève est interne, qu'un test est positif, tout cela réduit l'univers et met à jour la probabilité qu'on cherche. C'est l'outil qui transforme une donnée en probabilité corrigée.

Cet article te donne tout ce qu'il faut pour être solide au bac : la formule PA(B)P_A(B) et son intuition, les trois règles de l'arbre pondéré que le jury attend, la formule des probabilités totales, la notion d'indépendance sans la confondre avec l'incompatibilité, et 4 exercices corrigés de niveau croissant. Nos profs Hadamard, anciens MPSI/PCSI passés par l'X, l'ENS et CentraleSupélec, voient revenir chaque année les mêmes confusions sur les copies, on les liste pour que tu les évites.

La formule d'une probabilité conditionnelle

Soit AA et BB deux événements d'un même univers, avec P(A)0P(A) \neq 0. La probabilité de BB sachant AA, notée PA(B)P_A(B) (parfois P(BA)P(B \mid A)), est définie par :

PA(B)  =  P(AB)P(A).P_A(B) \;=\; \frac{P(A \cap B)}{P(A)}.

L'idée est un changement d'univers : on ne regarde plus tout l'espace, mais seulement la partie où AA est réalisé. Dans cet univers réduit, on mesure la proportion qui vérifie aussi BB. Le dénominateur P(A)P(A) est là pour renormaliser : à l'intérieur de AA, la probabilité totale doit à nouveau valoir 11.

En multipliant en croix, on obtient la formule des probabilités composées, celle qui sert à remonter un chemin d'arbre :

P(AB)  =  P(A)×PA(B)  =  P(B)×PB(A).P(A \cap B) \;=\; P(A)\,\times\,P_A(B) \;=\; P(B)\,\times\,P_B(A).

L'idée à retenir. PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A) sont deux nombres différents. « La probabilité d'être positif sachant qu'on est malade » n'est pas « la probabilité d'être malade sachant qu'on est positif ». Confondre les deux est l'erreur reine des probabilités conditionnelles, on la démonte en exercice pivot.

L'arbre pondéré et ses trois règles

L'arbre pondéré est l'outil visuel le plus rentable du chapitre : bien construit, il fait le calcul à ta place. Chaque branche porte une probabilité, chaque chemin (de la racine à une feuille) correspond à une intersection d'événements. Trois règles suffisent, elles sont attendues explicitement par le correcteur.

Règle 1. La somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut 11.
Règle 2. La probabilité d'un chemin est le produit des probabilités des branches qui le composent.
Règle 3. La probabilité d'un événement final est la somme des probabilités de tous les chemins qui y mènent.

Point clé souvent oublié : dès le deuxième niveau, les branches portent déjà des probabilités conditionnelles. Sur un arbre à deux niveaux AA puis BB, la branche partant de AA vers BB vaut PA(B)P_A(B), et la Règle 2 donne exactement P(AB)=P(A)×PA(B)P(A \cap B) = P(A) \times P_A(B), c'est-à-dire la formule des probabilités composées.

CheminProbabilité (produit)Événement représenté
AA puis BBP(A)PA(B)P(A)\,P_A(B)ABA \cap B
AA puis Bˉ\bar{B}P(A)PA(Bˉ)P(A)\,P_A(\bar{B})ABˉA \cap \bar{B}
Aˉ\bar{A} puis BBP(Aˉ)PAˉ(B)P(\bar{A})\,P_{\bar{A}}(B)AˉB\bar{A} \cap B
Aˉ\bar{A} puis Bˉ\bar{B}P(Aˉ)PAˉ(Bˉ)P(\bar{A})\,P_{\bar{A}}(\bar{B})AˉBˉ\bar{A} \cap \bar{B}

Lecture pédagogique. Les quatre chemins couvrent tous les cas possibles, donc leurs probabilités s'additionnent à 11. C'est un contrôle gratuit : si la somme des quatre feuilles ne fait pas 11, tu as une erreur quelque part. Fais cette vérification à chaque arbre.

La formule des probabilités totales

C'est la Règle 3 de l'arbre, énoncée proprement. On a besoin d'une partition de l'univers : des événements A1,A2,,AnA_1, A_2, \dots, A_n qui sont incompatibles deux à deux et dont la réunion est l'univers entier (on dit aussi « système complet d'événements »). Alors, pour tout événement BB :

P(B)  =  i=1nP(Ai)PAi(B)  =  P(A1)PA1(B)++P(An)PAn(B).P(B) \;=\; \sum_{i=1}^{n} P(A_i)\,P_{A_i}(B) \;=\; P(A_1)P_{A_1}(B) + \cdots + P(A_n)P_{A_n}(B).

Le cas de très loin le plus fréquent au bac est la partition la plus simple qui soit : {A, Aˉ}\lbrace A,\ \bar{A} \rbrace. La formule se réduit alors à deux termes, les deux chemins d'un arbre qui mènent à BB :

P(B)  =  P(A)PA(B)  +  P(Aˉ)PAˉ(B).P(B) \;=\; P(A)\,P_A(B) \;+\; P(\bar{A})\,P_{\bar{A}}(B).

Astuce de prof. Quand l'énoncé te donne des probabilités « sachant que » (par machine, par urne, par catégorie de population), c'est un signal quasi certain : dresse un arbre et applique les probabilités totales. Tu additionnes tous les chemins qui aboutissent à l'événement demandé.

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Événements indépendants

Deux événements AA et BB sont indépendants lorsque la réalisation de l'un ne modifie pas la probabilité de l'autre. La définition officielle est la plus symétrique :

A et B indeˊpendants    P(AB)=P(A)×P(B).A \text{ et } B \text{ indépendants} \iff P(A \cap B) = P(A)\,\times\,P(B).

Lorsque P(A)0P(A) \neq 0, cette égalité équivaut à PA(B)=P(B)P_A(B) = P(B) : savoir que AA est réalisé ne change rien à la probabilité de BB. C'est la lecture intuitive de l'indépendance.

Règle d'or. Indépendant \neq incompatible. Deux événements incompatibles vérifient AB=A \cap B = \varnothing, donc P(AB)=0P(A \cap B) = 0 ; s'ils ont chacun une probabilité non nulle, alors P(A)P(B)>00P(A)P(B) > 0 \neq 0, ils ne peuvent pas être indépendants. Ce sont deux notions opposées, pas synonymes.

Pour prouver l'indépendance, tu compares les deux nombres P(AB)P(A \cap B) et P(A)×P(B)P(A) \times P(B) : s'ils sont égaux, indépendance ; sinon, dépendance. Ne te fie jamais à l'intuition seule, c'est un calcul.

L'exemple pivot : le test médical

Voici l'exemple qui fait comprendre pourquoi PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A) ne sont jamais interchangeables. Une maladie touche 2%2\% de la population. On dispose d'un test : chez une personne malade, il est positif dans 95%95\% des cas ; chez une personne saine, il est (à tort) positif dans 10%10\% des cas.

Notons MM « être malade » et TT « le test est positif ». L'énoncé donne : P(M)=0,02P(M) = 0{,}02, donc P(Mˉ)=0,98P(\bar{M}) = 0{,}98 ; PM(T)=0,95P_M(T) = 0{,}95 et PMˉ(T)=0,10P_{\bar{M}}(T) = 0{,}10. On construit l'arbre et on applique les probabilités totales :

P(T)  =  P(M)PM(T)+P(Mˉ)PMˉ(T)  =  0,02×0,95+0,98×0,10  =  0,019+0,098  =  0,117.P(T) \;=\; P(M)P_M(T) + P(\bar{M})P_{\bar{M}}(T) \;=\; 0{,}02 \times 0{,}95 + 0{,}98 \times 0{,}10 \;=\; 0{,}019 + 0{,}098 \;=\; 0{,}117.

La question intéressante n'est pas PM(T)P_M(T) (qu'on connaît, 0,950{,}95), mais la question inverse : sachant que le test est positif, quelle est la probabilité d'être réellement malade, PT(M)P_T(M) ? On applique la définition :

PT(M)  =  P(MT)P(T)  =  P(M)PM(T)P(T)  =  0,0190,117    0,162.P_T(M) \;=\; \frac{P(M \cap T)}{P(T)} \;=\; \frac{P(M)\,P_M(T)}{P(T)} \;=\; \frac{0{,}019}{0{,}117} \;\approx\; 0{,}162.

Le réflexe à acquérir. Un test positif à 95%95\% ne donne ici qu'environ 16%16\% de chances d'être malade ! La raison : la maladie est rare, donc les faux positifs (issus des 98%98\% de gens sains) sont bien plus nombreux que les vrais positifs. C'est toute la puissance du raisonnement : PT(M)PM(T)P_T(M) \neq P_M(T), et l'écart peut être énorme.

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Tableau ou arbre : quand utiliser quoi

Les deux représentations codent la même information ; tu choisis selon la forme des données de l'énoncé.

SituationOutil conseilléPourquoi
Effectifs croisés (deux critères)Tableau à double entréeOn lit directement les intersections et les totaux (marges).
Probabilités « sachant que » donnéesArbre pondéréLes conditionnelles se lisent sur les branches du 2ᵉ niveau.
Expérience en plusieurs étapesArbre pondéréChaque niveau = une étape ; les chemins = les scénarios.
Question inverse PB(A)P_B(A)Formule + probabilités totalesOn calcule P(B)P(B) par l'arbre, puis P(AB)/P(B)P(A\cap B)/P(B).

À partir d'un tableau d'effectifs, une conditionnelle se lit sans calcul : PA(B)P_A(B) est l'effectif de la case ABA \cap B divisé par l'effectif total de la ligne (ou colonne) AA, pas par l'effectif global. Bien identifier le « bon dénominateur » est tout l'enjeu.

5 erreurs classiques à éviter

Sur les copies de DS et du bac, les mêmes confusions reviennent chaque année autour des probabilités conditionnelles. Voici celles que nos profs traquent en priorité.

  1. Confondre PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A). L'erreur reine, illustrée par le test médical. Lis bien qui est « sachant » : le mot placé après « sachant que » est l'événement conditionnant, donc l'indice de PP.
  2. Confondre indépendant et incompatible. Incompatible : AB=A \cap B = \varnothing. Indépendant : P(AB)=P(A)P(B)P(A \cap B) = P(A)P(B). Ce sont des notions opposées, pas des synonymes.
  3. Diviser par le mauvais total. Dans PA(B)=P(AB)/P(A)P_A(B) = P(A \cap B)/P(A), le dénominateur est P(A)P(A), pas P(B)P(B) ni la probabilité totale. Sur un tableau, on divise par le total de la ligne du conditionnant.
  4. Additionner des branches d'un même chemin. Sur un chemin, on multiplie les branches (Règle 2). On additionne seulement des chemins différents qui mènent au même événement (Règle 3).
  5. Oublier de vérifier que la somme des feuilles fait 11. C'est le contrôle gratuit de tout arbre. Une somme différente de 11 signale une erreur de branche à corriger avant de continuer.

4 exercices corrigés · niveau croissant

Exercice 1, lecture d'un tableau

Énoncé. Dans un lycée de 100100 élèves de Terminale, on répartit selon le sexe et le statut :

InterneExterneTotal
Fille303030306060
Garçon101030304040
Total40406060100100

On tire un élève au hasard. On note FF « être une fille » et II « être interne ». Calculer PF(I)P_F(I) puis PI(F)P_I(F).

Solution. On divise par le bon total. Pour PF(I)P_F(I), on se restreint aux 6060 filles :

PF(I)  =  3060  =  0,5,PI(F)  =  3040  =  0,75.P_F(I) \;=\; \frac{30}{60} \;=\; 0{,}5, \qquad P_I(F) \;=\; \frac{30}{40} \;=\; 0{,}75.

Les deux valeurs diffèrent, c'est normal : le dénominateur change (6060 filles contre 4040 internes). On vérifie au passage que FF et II ne sont pas indépendants, car PF(I)=0,5P(I)=0,4P_F(I) = 0{,}5 \neq P(I) = 0{,}4.

Exercice 2, arbre et probabilités totales

Énoncé. Une usine produit des pièces sur deux machines. La machine AA fabrique 60%60\% des pièces, la machine BB les 40%40\% restants. La machine AA produit 3%3\% de pièces défectueuses, la machine BB en produit 5%5\%. On prélève une pièce au hasard. Calculer la probabilité P(D)P(D) qu'elle soit défectueuse, puis PD(A)P_D(A) la probabilité qu'elle vienne de AA sachant qu'elle est défectueuse.

Solution. On a P(A)=0,6P(A) = 0{,}6, P(B)=0,4P(B) = 0{,}4, PA(D)=0,03P_A(D) = 0{,}03, PB(D)=0,05P_B(D) = 0{,}05. Formule des probabilités totales avec la partition {A,B}\lbrace A, B \rbrace :

P(D)  =  P(A)PA(D)+P(B)PB(D)  =  0,6×0,03+0,4×0,05  =  0,018+0,020  =  0,038.P(D) \;=\; P(A)P_A(D) + P(B)P_B(D) \;=\; 0{,}6 \times 0{,}03 + 0{,}4 \times 0{,}05 \;=\; 0{,}018 + 0{,}020 \;=\; 0{,}038.

Puis, par définition de la conditionnelle :

PD(A)  =  P(AD)P(D)  =  0,0180,038  =  1838  =  919    0,474.P_D(A) \;=\; \frac{P(A \cap D)}{P(D)} \;=\; \frac{0{,}018}{0{,}038} \;=\; \frac{18}{38} \;=\; \frac{9}{19} \;\approx\; 0{,}474.

Sachant qu'une pièce est défectueuse, elle a environ 47%47\% de chances de venir de AA, alors que AA fabrique 60%60\% des pièces : logique, AA est de meilleure qualité.

Exercice 3, prouver une indépendance

Énoncé. On tire une carte au hasard dans un jeu de 5252 cartes. Soit CC « la carte est un cœur » et RR « la carte est un roi ». Les événements CC et RR sont-ils indépendants ?

Solution. Il y a 1313 cœurs et 44 rois, donc :

P(C)=1352=14,P(R)=452=113.P(C) = \frac{13}{52} = \frac14, \qquad P(R) = \frac{4}{52} = \frac{1}{13}.

L'intersection CRC \cap R est le seul roi de cœur, donc P(CR)=152P(C \cap R) = \dfrac{1}{52}. On compare :

P(C)×P(R)  =  14×113  =  152  =  P(CR).P(C) \times P(R) \;=\; \frac14 \times \frac{1}{13} \;=\; \frac{1}{52} \;=\; P(C \cap R).

L'égalité P(CR)=P(C)P(R)P(C \cap R) = P(C)P(R) est vérifiée : CC et RR sont indépendants. Autrement dit, savoir que la carte est un cœur ne change pas la probabilité que ce soit un roi (PC(R)=113=P(R)P_C(R) = \frac{1}{13} = P(R)).

Exercice 4, tirages successifs sans remise

Énoncé. Une urne contient 33 boules rouges et 22 boules vertes. On tire deux boules l'une après l'autre, sans remise. On note R1R_1 « la 1ʳᵉ boule est rouge » et R2R_2 « la 2ᵉ boule est rouge ». Calculer P(R2)P(R_2), puis PR2(R1)P_{R_2}(R_1).

Solution. Au premier tirage, P(R1)=35P(R_1) = \dfrac{3}{5} et P(V1)=25P(V_1) = \dfrac{2}{5}. Les branches du second niveau sont conditionnelles (une boule a été retirée) : PR1(R2)=24P_{R_1}(R_2) = \dfrac{2}{4} et PV1(R2)=34P_{V_1}(R_2) = \dfrac{3}{4}. Probabilités totales avec la partition {R1,V1}\lbrace R_1, V_1 \rbrace :

P(R2)  =  P(R1)PR1(R2)+P(V1)PV1(R2)  =  35×24+25×34  =  620+620  =  1220  =  35.P(R_2) \;=\; P(R_1)P_{R_1}(R_2) + P(V_1)P_{V_1}(R_2) \;=\; \frac35 \times \frac24 + \frac25 \times \frac34 \;=\; \frac{6}{20} + \frac{6}{20} \;=\; \frac{12}{20} \;=\; \frac35.

On calcule ensuite la question inverse. Comme P(R1R2)=35×24=620=310P(R_1 \cap R_2) = \dfrac35 \times \dfrac24 = \dfrac{6}{20} = \dfrac{3}{10} :

PR2(R1)  =  P(R1R2)P(R2)  =  3/103/5  =  310×53  =  12.P_{R_2}(R_1) \;=\; \frac{P(R_1 \cap R_2)}{P(R_2)} \;=\; \frac{3/10}{3/5} \;=\; \frac{3}{10} \times \frac{5}{3} \;=\; \frac12.

On retrouve que P(R2)=35=P(R1)P(R_2) = \dfrac35 = P(R_1) : par symétrie, la 2e2^\text{e} boule a la même probabilité d'être rouge que la première, résultat classique et contre-intuitif du tirage sans remise. Ce type de récurrence sur des probabilités se prolonge en Terminale avec les suites définies par récurrence, très présentes dans les exercices de probabilités enchaînées.

Ce qu'il faut retenir

  • La définition PA(B)=P(AB)P(A)P_A(B) = \dfrac{P(A \cap B)}{P(A)} avec P(A)0P(A) \neq 0, et la formule composée P(AB)=P(A)PA(B)P(A \cap B) = P(A)P_A(B).
  • Les trois règles de l'arbre : somme des branches d'un nœud =1= 1 ; probabilité d'un chemin == produit ; événement final == somme des chemins.
  • Les probabilités totales : P(B)=iP(Ai)PAi(B)P(B) = \sum_i P(A_i)P_{A_i}(B) sur une partition, le plus souvent {A,Aˉ}\lbrace A, \bar{A} \rbrace.
  • L'indépendance : P(AB)=P(A)P(B)P(A \cap B) = P(A)P(B), à ne jamais confondre avec l'incompatibilité.
  • Le piège : PA(B)PB(A)P_A(B) \neq P_B(A), l'écart peut être énorme quand un événement est rare (test médical).
  • Le réflexe : vérifier que la somme des feuilles de l'arbre vaut 11.

Les probabilités conditionnelles sont posées dès la spécialité maths de Première et approfondies en Terminale (arbre, probabilités totales, indépendance, puis loi binomiale et variables aléatoires). Elles reviennent chaque année dans un exercice du bac, souvent sous forme d'arbre à compléter suivi d'une question inverse.

Pour situer ce chapitre dans l'ensemble de l'année, consulte notre panorama du programme de spécialité maths de Terminale, qui détaille comment les probabilités s'articulent avec l'analyse et la géométrie.

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