Stages de Pré-Rentrée — Inscriptions ouvertes, places très limitées ! S'inscrire

Aller au contenu principal
Suites arithmétiques et géométriques : formules et exercices
Méthode
12 min

Suites arithmétiques et géométriques : formules et exercices

Mohamed K.

Mohamed K.

Centralien · MPSI puis MP · Recherche ML santé

Deux familles de suites reviennent partout, du bac aux concours : les suites arithmétiques et les suites géométriques. La différence tient en un mot. Dans une arithmétique, on ajoute toujours le même nombre pour passer au terme suivant ; dans une géométrique, on multiplie toujours par le même nombre. Tout le reste, terme général, somme, variations, limites, découle de cette unique distinction.

Cet article te donne les définitions, les formules à connaître par cœur, la démonstration de la somme des termes que tu retrouveras à l'oral, la méthode pour reconnaître le type d'une suite, les limites selon la raison, et 4 exercices corrigés du niveau Première à la Terminale. Nos profs Hadamard, anciens MPSI/PCSI passés par l'X, l'ENS et CentraleSupélec, voient revenir les mêmes confusions chaque année : on les liste pour que tu les évites.

Définitions : raison et récurrence

Une suite (un)(u_n) est arithmétique s'il existe un réel rr, appelé raison, tel que pour tout entier nn :

un+1=un+r.u_{n+1} = u_n + r.

Autrement dit, l'écart entre deux termes consécutifs est constant, égal à rr. On passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours rr : u0,  u0+r,  u0+2r,  u_0,\; u_0 + r,\; u_0 + 2r,\; \dots

Une suite (un)(u_n) est géométrique s'il existe un réel qq, appelé raison, tel que pour tout entier nn :

un+1=q×un.u_{n+1} = q \times u_n.

Cette fois, c'est le quotient entre deux termes consécutifs qui est constant, égal à qq (quand les termes sont non nuls). On passe d'un terme au suivant en multipliant toujours par qq : u0,  u0q,  u0q2,  u_0,\; u_0\,q,\; u_0\,q^2,\; \dots

L'idée à retenir. Arithmétique = addition répétée d'une raison rr. Géométrique = multiplication répétée d'une raison qq. Le mot « raison » désigne les deux, mais il ne joue pas le même rôle : ne confonds jamais un rr qu'on ajoute avec un qq par lequel on multiplie.

Reconnaître le type d'une suite

Devant une suite, la première question est toujours : arithmétique, géométrique, ou ni l'un ni l'autre ? Deux tests suffisent.

  • Test arithmétique. Calcule les différences un+1unu_{n+1} - u_n. Si elles sont toutes égales, la suite est arithmétique et cette valeur commune est la raison rr.
  • Test géométrique. Calcule les quotients un+1un\dfrac{u_{n+1}}{u_n} (termes non nuls). S'ils sont tous égaux, la suite est géométrique et cette valeur commune est la raison qq.

Un exemple : la suite 3,  7,  11,  15,  3,\; 7,\; 11,\; 15,\; \dots a des différences 4,4,44, 4, 4 : arithmétique de raison 44. La suite 3,  6,  12,  24,  3,\; 6,\; 12,\; 24,\; \dots a des quotients 2,2,22, 2, 2 : géométrique de raison 22. La suite 1,  4,  9,  16,  1,\; 4,\; 9,\; 16,\; \dots (les carrés) n'est ni l'une ni l'autre : ses différences (3,5,73, 5, 7) et ses quotients (4,2,25,4, 2{,}25, \dots) varient.

Règle d'or. Pour prouver qu'une suite est arithmétique ou géométrique, il ne suffit pas de tester quelques termes : il faut montrer que un+1unu_{n+1} - u_n (ou un+1/unu_{n+1}/u_n) vaut une constante indépendante de nn, pour tout nn. Calculer la différence ou le quotient de façon générale, puis constater qu'il ne contient plus de nn.

Le terme général : calculer unu_n directement

La relation de récurrence donne un terme à partir du précédent. Le terme général donne unu_n directement en fonction de nn, sans calculer tous les termes intermédiaires.

Pour une suite arithmétique de premier terme u0u_0 et de raison rr :

un=u0+nr.u_n = u_0 + n\,r.

Pour une suite géométrique de premier terme u0u_0 et de raison qq :

un=u0×qn.u_n = u_0 \times q^{\,n}.

Attention à l'indice de départ. Si la suite commence à n=1n = 1, on remplace u0u_0 par u1u_1 et nn par n1n - 1 : un=u1+(n1)ru_n = u_1 + (n-1)r (arithmétique) ou un=u1×qn1u_n = u_1 \times q^{\,n-1} (géométrique). Plus généralement, à partir d'un terme connu upu_p : un=up+(np)ru_n = u_p + (n - p)\,r et un=up×qnpu_n = u_p \times q^{\,n-p}.

Pourquoi ces formules ? Pour l'arithmétique, on ajoute rr à chaque étape : de u0u_0 à unu_n, on l'ajoute exactement nn fois, d'où un=u0+nru_n = u_0 + n\,r. Pour la géométrique, on multiplie par qq à chaque étape : de u0u_0 à unu_n, on multiplie nn fois, d'où un=u0×qnu_n = u_0 \times q^{\,n}. Une démonstration propre se rédige par raisonnement par récurrence, l'outil standard pour valider une formule vraie « pour tout nn ».

Lecture pédagogique. Le terme général transforme un calcul pas à pas en calcul immédiat. Pour trouver le 100e terme d'une suite arithmétique, inutile d'écrire les 99 précédents : u100=u0+100ru_{100} = u_0 + 100\,r suffit. C'est tout l'intérêt de disposer d'une expression fermée plutôt que d'une simple récurrence.

Cours particuliers

Progressez en maths avec un prof particulier

Cours individuels avec des professeurs issus des meilleures écoles.

Suivi personnaliséProfs X/ENS/Centrale
Voir les cours de maths

La somme des termes

Somme d'une suite arithmétique

La somme de termes consécutifs d'une suite arithmétique obéit à une formule limpide :

S=u0+u1++unn+1 termes=(n+1)×u0+un2.S = \underbrace{u_0 + u_1 + \cdots + u_n}_{n+1 \text{ termes}} = (n+1) \times \frac{u_0 + u_n}{2}.

En clair : somme = (nombre de termes) × (premier terme + dernier terme) / 2. On reconnaît la légende du jeune Gauss additionnant 1+2++1001 + 2 + \cdots + 100 : en appariant le premier et le dernier (1+100=1011 + 100 = 101), le deuxième et l'avant-dernier (2+99=1012 + 99 = 101), etc., chaque paire vaut la même somme. Le cas 1+2++n=n(n+1)21 + 2 + \cdots + n = \dfrac{n(n+1)}{2} en est l'exemple emblématique.

Somme d'une suite géométrique

Pour une suite géométrique de raison q1q \neq 1, la somme de termes consécutifs vaut :

S=u0+u1++un=u0×1qn+11q.S = u_0 + u_1 + \cdots + u_n = u_0 \times \frac{1 - q^{\,n+1}}{1 - q}.

Là encore : somme = premier terme × (1 − raisonnombre de termes) / (1 − raison). Si q=1q = 1, la suite est constante et la somme vaut simplement (n+1)u0(n+1)\,u_0.

Démonstration de la formule géométrique. Posons S=1+q+q2++qnS = 1 + q + q^2 + \cdots + q^n. Multiplions par qq :

qS=q+q2++qn+1.q\,S = q + q^2 + \cdots + q^{\,n+1}.

En soustrayant, presque tous les termes se télescopent :

SqS=1qn+1(1q)S=1qn+1.S - q\,S = 1 - q^{\,n+1} \quad\Longrightarrow\quad (1 - q)\,S = 1 - q^{\,n+1}.

Comme q1q \neq 1, on divise par 1q1 - q : S=1qn+11qS = \dfrac{1 - q^{\,n+1}}{1 - q}. Pour une somme dont le premier terme est u0u_0, on met u0u_0 en facteur, ce qui donne la formule annoncée. \blacksquare

Le piège du comptage. L'exposant dans la formule géométrique, et le facteur dans la formule arithmétique, valent le nombre de termes, pas le dernier indice. De u0u_0 à unu_n, il y a n+1n+1 termes (d'où qn+1q^{\,n+1}). De upu_p à unu_n, il y en a np+1n - p + 1. Compte tes termes avant d'écrire la formule.

Sens de variation

Le sens de variation se lit sur la raison, mais les règles diffèrent entre les deux familles.

Suite arithmétique. Comme un+1un=ru_{n+1} - u_n = r, le signe de la raison décide tout :

  • r>0r > 0 : la suite est strictement croissante ;
  • r<0r < 0 : la suite est strictement décroissante ;
  • r=0r = 0 : la suite est constante.

Suite géométrique. C'est plus subtil, car le comportement dépend à la fois de la raison qq et du signe du premier terme. Dans le cas fréquent u0>0u_0 > 0 et q>0q > 0 :

  • q>1q > 1 : strictement croissante (les termes gonflent) ;
  • 0<q<10 < q < 1 : strictement décroissante (les termes fondent vers 00) ;
  • q=1q = 1 : constante.

Si u0<0u_0 < 0, ces deux premiers sens s'inversent. Et si q<0q < 0, la suite change de signe à chaque terme : elle est alternée, donc ni croissante ni décroissante. C'est le piège classique : une géométrique de raison négative n'est jamais monotone.

Le réflexe à acquérir. Pour une géométrique, ne récite pas une règle sur qq sans regarder le signe de u0u_0. Le plus sûr est d'étudier directement le signe de un+1un=u0qn(q1)u_{n+1} - u_n = u_0\,q^n(q - 1) : trois facteurs dont tu contrôles le signe. C'est infaillible.

RDV gratuit de 15 min

Trouvez le prof qu'il vous faut

Échangez avec notre équipe pour trouver le professeur idéal selon vos besoins.

Matching avec le bon prof
Programme sur-mesure
Premier cours d'essai

Sans engagement • Réponse sous 24h

Limites : le comportement de qnq^n

L'étude des limites est un enjeu de Terminale. Pour une suite arithmétique de raison rr, c'est immédiat : un=u0+nru_n = u_0 + n\,r tend vers ++\infty si r>0r > 0, vers -\infty si r<0r < 0, et reste constante si r=0r = 0.

Pour une suite géométrique, tout se joue sur le comportement de qnq^n, résumé par le résultat suivant (valable pour la suite (qn)(q^n)) :

Valeur de qqComportement de qnq^n
q>1q > 1qn+q^n \to +\infty
q=1q = 1qn=1q^n = 1 (suite constante, limite 11)
1<q<1-1 < q < 1qn0q^n \to 0
q1q \leq -1pas de limite (la suite oscille)

Pour un=u0qnu_n = u_0\,q^n, on multiplie ce comportement par u0u_0 (le signe de u0u_0 fixe le sens de la limite infinie). Cas particulier très utile : si 1<q<1-1 < q < 1, alors un0u_n \to 0, quel que soit u0u_0.

Ce résultat sur qnq^n permet aussi de calculer la limite d'une somme géométrique convergente. Quand 1<q<1-1 < q < 1, le terme qn+1q^{\,n+1} tend vers 00, donc :

u0+u1++un  =  u0×1qn+11q  n+  u01q.u_0 + u_1 + \cdots + u_n \;=\; u_0 \times \frac{1 - q^{\,n+1}}{1 - q} \;\xrightarrow[n \to +\infty]{}\; \frac{u_0}{1 - q}.

Cette étude des limites se prolonge dans notre guide du calcul de limites de suites et de fonctions, où l'on traite aussi les formes indéterminées et les croissances comparées.

Tableau récapitulatif

ArithmétiqueGéométrique
Récurrenceun+1=un+ru_{n+1} = u_n + run+1=qunu_{n+1} = q\,u_n
Terme généralun=u0+nru_n = u_0 + n\,run=u0qnu_n = u_0\,q^{\,n}
Reconnaîtredifférences un+1unu_{n+1}-u_n constantesquotients un+1/unu_{n+1}/u_n constants
Somme u0++unu_0+\cdots+u_n(n+1)u0+un2(n+1)\dfrac{u_0+u_n}{2}u01qn+11qu_0\dfrac{1-q^{\,n+1}}{1-q} (si q1q\neq 1)
Variation (u0>0u_0>0)signe de rrcroît si q>1q>1, décroît si 0<q<10<q<1
Limite±\pm\infty selon le signe de rr00 si 1<q<1-1<q<1 ; ++\infty si q>1q>1

5 erreurs classiques à éviter

Sur les copies de contrôle et de bac, les mêmes fautes reviennent chaque année autour des suites. Nos profs Hadamard, anciens MPSI/PCSI passés par l'X, l'ENS et CentraleSupélec, les signalent à leurs élèves dès le début de Première pour les éliminer tout de suite.

  1. Confondre raison arithmétique et raison géométrique. On ajoute rr, on multiplie par qq. Écrire un=u0+qnu_n = u_0 + q^n ou un=u0×nru_n = u_0 \times n\,r mélange les deux mondes. Vérifie d'abord la nature de la suite.
  2. Se tromper dans le nombre de termes. De u0u_0 à unu_n, il y a n+1n+1 termes, pas nn. C'est l'erreur reine dans les sommes : on écrit qnq^n au lieu de qn+1q^{\,n+1}, ou on oublie de multiplier par le bon facteur.
  3. Appliquer la somme géométrique quand q=1q = 1. La formule 1qn+11q\dfrac{1-q^{\,n+1}}{1-q} divise par 1q1 - q : elle est interdite pour q=1q = 1. Dans ce cas, la suite est constante et la somme vaut (n+1)u0(n+1)\,u_0.
  4. Croire qu'une géométrique de raison q<0q < 0 est monotone. Elle change de signe à chaque terme, donc elle n'est ni croissante ni décroissante. Ne jamais annoncer un sens de variation sans regarder le signe de qq et de u0u_0.
  5. Confondre limite de (qn)(q^n) et limite de la somme. Pour 1<q<1-1 < q < 1, le terme qnq^n tend vers 00, mais la somme u0++unu_0 + \cdots + u_n tend vers u01q\dfrac{u_0}{1-q}, une valeur finie non nulle. Deux limites différentes à ne pas mélanger.

4 exercices corrigés · Première → Terminale

Exercice 1, Niveau Première · suite arithmétique

Énoncé. Soit (un)(u_n) arithmétique de premier terme u0=5u_0 = 5 et de raison r=3r = 3. Calculer u10u_{10}, puis la somme S=u0+u1++u10S = u_0 + u_1 + \cdots + u_{10}.

Solution. Terme général : un=5+3nu_n = 5 + 3n, donc u10=5+3×10=35u_{10} = 5 + 3 \times 10 = 35. La somme porte sur 1111 termes (de u0u_0 à u10u_{10}) :

S=11×u0+u102=11×5+352=11×20=220.S = 11 \times \frac{u_0 + u_{10}}{2} = 11 \times \frac{5 + 35}{2} = 11 \times 20 = 220.

Exercice 2, Niveau Première · suite géométrique

Énoncé. Soit (vn)(v_n) géométrique de premier terme v0=2v_0 = 2 et de raison q=3q = 3. Calculer v5v_5, puis la somme S=v0+v1++v5S = v_0 + v_1 + \cdots + v_5.

Solution. Terme général : vn=2×3nv_n = 2 \times 3^n, donc v5=2×35=2×243=486v_5 = 2 \times 3^5 = 2 \times 243 = 486. La somme porte sur 66 termes, avec q=31q = 3 \neq 1 :

S=v0×1q61q=2×13613=2×17292=2×7282=728.S = v_0 \times \frac{1 - q^{6}}{1 - q} = 2 \times \frac{1 - 3^{6}}{1 - 3} = 2 \times \frac{1 - 729}{-2} = 2 \times \frac{-728}{-2} = 728.

Vérification directe : 2(1+3+9+27+81+243)=2×364=7282(1 + 3 + 9 + 27 + 81 + 243) = 2 \times 364 = 728. ✓

Exercice 3, Niveau Première / Terminale · reconnaître via une suite auxiliaire

Énoncé. On définit (un)(u_n) par u0=1u_0 = 1 et un+1=2un+3u_{n+1} = 2u_n + 3. Montrer que la suite vn=un+3v_n = u_n + 3 est géométrique, puis en déduire le terme général de (un)(u_n).

Solution. Calculons vn+1v_{n+1} en fonction de vnv_n :

vn+1=un+1+3=(2un+3)+3=2un+6=2(un+3)=2vn.v_{n+1} = u_{n+1} + 3 = (2u_n + 3) + 3 = 2u_n + 6 = 2(u_n + 3) = 2\,v_n.

Le quotient vn+1/vn=2v_{n+1}/v_n = 2 est constant : (vn)(v_n) est géométrique de raison q=2q = 2. Son premier terme est v0=u0+3=4v_0 = u_0 + 3 = 4, donc vn=4×2n=2n+2v_n = 4 \times 2^n = 2^{n+2}. On revient à (un)(u_n) via un=vn3u_n = v_n - 3 :

un=2n+23.u_n = 2^{\,n+2} - 3.

Contrôle : u0=223=1u_0 = 2^2 - 3 = 1 ✓ et u1=233=5=2×1+3u_1 = 2^3 - 3 = 5 = 2\times 1 + 3 ✓. Ce schéma « suite auxiliaire géométrique » est le réflexe attendu pour toute suite un+1=aun+bu_{n+1} = a\,u_n + b avec a1a \neq 1.

Exercice 4, Niveau Terminale · limite d'une somme

Énoncé. Calculer Sn=1+12+14++12nS_n = 1 + \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{4} + \cdots + \dfrac{1}{2^n}, puis sa limite quand n+n \to +\infty.

Solution. C'est une somme géométrique de premier terme 11 et de raison q=121q = \tfrac{1}{2} \neq 1, sur n+1n+1 termes :

Sn=1×1(12)n+1112=1(12)n+112=2(1(12)n+1).S_n = 1 \times \frac{1 - \left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1}}{1 - \tfrac{1}{2}} = \frac{1 - \left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1}}{\tfrac{1}{2}} = 2\left(1 - \left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1}\right).

Comme 1<12<1-1 < \tfrac{1}{2} < 1, le terme (12)n+1\left(\tfrac{1}{2}\right)^{n+1} tend vers 00, donc :

Sn  n+  2(10)=2.S_n \;\xrightarrow[n \to +\infty]{}\; 2\,(1 - 0) = 2.

On retrouve la formule générale u01q=111/2=2\dfrac{u_0}{1-q} = \dfrac{1}{1 - 1/2} = 2 : la somme des puissances de 12\tfrac{1}{2} « se stabilise » à 22, sans jamais l'atteindre.

Ce qu'il faut retenir

  • Arithmétique : on ajoute la raison rr (un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r), terme général un=u0+nru_n = u_0 + n\,r.
  • Géométrique : on multiplie par la raison qq (un+1=qunu_{n+1} = q\,u_n), terme général un=u0qnu_n = u_0\,q^{\,n}.
  • Reconnaître : différences constantes = arithmétique ; quotients constants = géométrique. Le prouver pour tout nn.
  • Sommes : arithmétique (n+1)u0+un2(n+1)\dfrac{u_0+u_n}{2} ; géométrique u01qn+11qu_0\dfrac{1-q^{\,n+1}}{1-q} pour q1q \neq 1. Compte bien le nombre de termes.
  • Limites : tout dépend de la raison. Pour la géométrique, qn0q^n \to 0 si 1<q<1-1 < q < 1, +\to +\infty si q>1q > 1.
  • Le piège : une géométrique de raison négative n'est jamais monotone ; ne pas confondre limite du terme et limite de la somme.

Les suites arithmétiques et géométriques sont au cœur de la spécialité maths de Première et servent de tremplin en Terminale, où elles se combinent au raisonnement par récurrence et à l'étude fine des limites. Les suites définies par un+1=aun+bu_{n+1} = a\,u_n + b, comme dans l'exercice 3, reviennent d'ailleurs à chaque session : maîtriser le réflexe de la suite auxiliaire géométrique t'y prépare directement.

Pour continuer, notre panorama du programme de maths de Terminale montre où ces suites réapparaissent, et notre guide des limites approfondit le calcul de limites que tu viens de croiser.

Partager

FAQ

Questions fréquentes

Accompagnement personnalisé

Besoin d'aide pour réussir votre prépa ?

Nos professeurs, issus de Polytechnique et Centrale, vous accompagnent dans votre réussite avec un suivi sur-mesure.