Top piège du sujet
Cohérence et interférences mal comprises
Statistiques jury
Comment les candidats s'en sont sortis
Notes brutes officielles publiées par le jury — non harmonisées.
Moyenne
9.33
Médiane
9.2
Écart-type
4.02
Q1 (25%)
6.5
Q3 (75%)
12.0
Candidats présents
—
Comparaison
Comment ce sujet se compare aux autres
Moyenne stable par rapport à 2024 (9.33 vs 9.33). Écart-type stable (σ=4.02). Difficulté globale comparable à la session précédente.
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Analyse
Ce qu'a observé le jury
Synthèse Hadamard du rapport officiel — citations, chiffres et conseils du jury.
Présentation du sujet
Sujet en trois parties autour de l'observation spatiale et de la formation d'image d'une exoplanète. Partie A : optique, interférences, cohérence et contraste. Partie B : lentille gravitationnelle dans une modélisation élémentaire, capacité à s'adapter à un contexte nouveau. Partie C : voyage interplanétaire d'une sonde exploitant la pression de radiation. Capacités numériques et traitement des incertitudes sollicités à plusieurs reprises.
Structure de l'épreuve
- Partie I — Partie A, Interférences, cohérence et contraste(Q1-Q14)Niveau attendu
Différence de marche, rôle de la lentille mince, cohérence des sources. Calculs d'optique parfois traités en automatisme sans réelle compréhension.
- Partie II — Partie B, Lentille gravitationnelle(Q15-Q24)Difficile
Contexte nouveau pour les candidats. Technicité mathématique élémentaire mais capacité à s'approprier une situation, à schématiser et à exploiter un document (figure 8b).
- Partie III — Partie C, Pression de radiation et mécanique de MPSI(Q25-Q40)Difficile
Justification rigoureuse de la pression de radiation (principe des actions réciproques + 2e loi de Newton), force de rayonnement aux propriétés proches d'une force gravitationnelle, partie C.II globalement bien traitée.
Analyse globale du jury
« La majorité des candidats a parcouru les trois parties de l'épreuve, dont la longueur n'est pas excessive, et les plus efficaces atteignent un taux de réussite de l'ordre de 90% de l'ensemble du barème. Les questions d'optique placées au début ont naturellement reçu un traitement plus attentif, mais celles portant sur le programme de mécanique de MPSI (partie C.II) n'en ont pas pour autant été délaissées. On regrette cependant que moins de 10% des copies proposent des lignes de code répondant à la question Q36, alors qu'elle ne fait appel qu'à une syntaxe rudimentaire. Les questions relatives aux incertitudes n'ont pas été négligées, mais rares sont les candidats qui pensent à citer la méthode Monte-Carlo lors d'un ajustement de courbe. »
Top pièges sanctionnés
Cohérence et interférences mal comprises-2 pts
« Les notions relatives à la cohérence ne semblent pas toujours bien comprises et les calculs d'optique relever de l'automatisme. On a fréquemment pu lire de réponses du type : « les sources sont incohérentes, donc elles interfèrent, donc les intensités lumineuses qu'elles produisent s'additionnent ». »
Pression de radiation justifiée par des arguments spécieux-2 pts
« Dans la question Q25, il s'agit de justifier l'expression fournie de la pression de radiation. Une réponse correcte passe par des arguments précis, tels le principe des actions réciproques et la seconde loi de Newton, auxquels certains candidats ont substitué des explications spécieuses. »
Programmation Python évitée en fin d'épreuve-2 pts
« Moins de 10% des copies proposent des lignes de code répondant à la question Q36, alors qu'elle ne fait appel qu'à une syntaxe rudimentaire et se déduit très naturellement des questions précédentes. »
Chiffres significatifs incohérents avec l'incertitude-1 pts
« Que penser d'une formulation telle que d = 5·10⁻⁴ cm avec u(d) = 8,90 µm ? Il convient de fournir l'incertitude avec deux chiffres significatifs et d'arrondir les estimations en accord avec leurs incertitudes. »
Constante des aires non déterminée à partir des CI-1 pts
« Pour aller jusqu'au bout des calculs, il convient cependant de se rappeler que la constante des aires n'est pas une donnée de l'énoncé et qu'il faut la déterminer en exploitant les conditions initiales. »
Chapitres clés à maîtriser
Bosse chaque chapitre sur d'autres sujets de concours qui le couvrent.
Source : Rapport du jury Centrale-Supélec · Physique MP, session 2025 · PDF officiel ↗
Contexte
L'épreuve en quelques chiffres
L'épreuve Physique-chimie II Centrale-Supélec MP 2025 s'est déroulée fin avril 2025, en 4 heures, coefficient 12.
Sujet en trois parties dans la perspective de former l'image d'une exoplanète. Partie A : optique d'interférences (cohérence, contraste). Partie B : lentille gravitationnelle dans une modélisation élémentaire, qui plonge les candidats dans un contexte nouveau. Partie C : voyage interplanétaire d'une sonde exploitant la pression de radiation. Les capacités numériques et le traitement des incertitudes sont sollicités à plusieurs reprises.
Le jury qualifie la longueur de « non excessive ». Moyenne brute 9.33/20, écart-type 4.02. Médiane 9.20, Q1 6.50, Q3 12.00. 26 copies à 20/20, 4 copies à 0. « Les plus efficaces atteignent un taux de réussite de l'ordre de 90% du barème » : c'est une épreuve où les meilleurs candidats peuvent vraiment creuser l'écart.
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Stratégie
Notre approche pour ce sujet
Le jury insiste sur le fait que la partie C.II est de niveau MPSI (mécanique des forces centrales) et a été assez bien traitée. Stratégie clé : ne pas négliger les questions Python (Q36) ni les arguments rigoureux sur la pression de radiation (Q25) : c'est là que se font les écarts.
Si tu vises 9-12/20 (médiane à top 25%)
Concentre-toi sur la partie A (Q1-Q14, optique, éviter l'écueil « incohérent ⇒ s'additionnent ») et la partie C.II (mécanique MPSI). Soigne les chiffres significatifs et les unités. Q12 est fortement valorisée par le barème car non guidée, vaut la prise de risque.
Si tu vises 14+ (top 10%)
Aborde sérieusement la partie B (lentille gravitationnelle) en exploitant la figure 8b et en schématisant. Surtout : écris la Q36 en Python (syntaxe rudimentaire, 90% des candidats l'évitent) et cite la méthode Monte-Carlo lors de l'ajustement de courbe. Un écart normalisé pour discuter la compatibilité de deux mesures sépare encore mieux.
Gestion des 4h : 1h15 sur la partie A (Q1-Q14, optique), 1h sur la partie B (Q15-Q24, lentille gravitationnelle), 1h15 sur la partie C (Q25-Q40, pression de radiation et mécanique), 30 min de finition (Python Q36, écart normalisé). N'esquive pas les questions Python en fin de sujet, elles ne demandent qu'une syntaxe basique et rapportent gros.
Conseils du jury
Cinq conseils transversaux
- Mobiliser des compétences variées issues du programme MPSI/MP, l'épreuve teste la transversalité et non un chapitre isolé.
- Maîtriser les notions de cohérence et d'interférences sans les réduire à des automatismes (« incohérent donc s'additionne » est une formule sans contenu physique).
- Justifier rigoureusement les expressions fournies par l'énoncé (principe des actions réciproques, 2e loi de Newton) plutôt que par des arguments spécieux.
- Traiter les questions Python avec sérieux, même en fin d'épreuve, la syntaxe est souvent rudimentaire et le poids dans le barème non négligeable.
- Rappeler la méthode Monte-Carlo pour un ajustement de courbe et un écart normalisé pour comparer deux mesures, points faciles trop souvent oubliés.
Ressources
Téléchargements
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FAQ