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Électrocinétique en prépa : circuits RLC et régime transitoire
Méthode
12 min

Électrocinétique en prépa : circuits RLC et régime transitoire

Mohamed K.

Mohamed K.

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L'électrocinétique est souvent le premier chapitre de physique traité en prépa, et pour cause : il pose un langage, tensions, courants, dipôles, que tu retrouveras en régime sinusoïdal, en filtrage et jusqu'en électronique de deuxième année. Tout repose sur deux lois de conservation (les lois de Kirchhoff) et trois dipôles élémentaires. Une fois qu'on sait poser proprement une équation différentielle et lire une constante de temps, l'immense majorité des exercices de régime transitoire se résolvent avec le même réflexe.

Les lois de Kirchhoff : nœuds et mailles

Un circuit se décrit avec deux lois de conservation, valables à chaque instant dans le cadre de l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS), c'est-à-dire tant que les circuits sont assez petits pour que le courant soit le même en tout point d'un fil.

La loi des nœuds traduit la conservation de la charge : en un nœud, la somme des intensités qui entrent est égale à la somme de celles qui sortent. Avec une convention d'orientation (εk=+1\varepsilon_k = +1 pour un courant entrant, −1-1 pour un sortant) :

∑kεk ik=0.\sum_k \varepsilon_k \, i_k = 0.

La loi des mailles traduit, elle, le fait que la tension est une différence de potentiel : le long d'une maille fermée parcourue dans un sens donné, la somme algébrique des tensions est nulle.

∑kεk uk=0.\sum_k \varepsilon_k \, u_k = 0.

Astuce d'orientation. Avant tout calcul, fléche chaque courant et chaque tension sur ton schéma, puis tiens-toi à ces choix jusqu'au bout. Une intensité qui ressort négative n'est pas une erreur : elle circule simplement dans le sens opposé à ta flèche. Changer d'orientation en cours de route est la première source de fautes de signe en électrocinétique.

Les trois dipôles : résistance, bobine, condensateur

Trois dipôles linéaires suffisent à construire tous les circuits du programme. On les écrit en convention récepteur (la flèche de tension uu pointe en sens inverse de celle du courant ii).

DipôleRelationÉnergie stockée
Résistance (loi d'Ohm)u=R iu = R\,idissipée : P=u i=R i2P = u\,i = R\,i^2
Bobine (inductance LL)u=L didtu = L\,\dfrac{di}{dt}EL=12L i2E_L = \tfrac12 L\,i^2
Condensateur (capacité CC)i=C dudti = C\,\dfrac{du}{dt},  q=C u\ q = C\,uEC=12C u2E_C = \tfrac12 C\,u^2

De ces relations découlent deux règles de continuité, essentielles pour trouver les conditions initiales d'un régime transitoire :

  • La tension aux bornes d'un condensateur est continue : i=C dudti = C\,\frac{du}{dt} resterait fini seulement si uu ne saute pas. Une discontinuité de uCu_C exigerait un courant infini.
  • Le courant traversant une bobine est continu : u=L didtu = L\,\frac{di}{dt} imposerait une tension infinie si ii sautait.

Régime permanent continu. Lorsque tout est stabilisé (grandeurs constantes), les dérivées s'annulent. La bobine se comporte alors comme un fil (u=L didt=0u = L\,\frac{di}{dt} = 0) et le condensateur comme un interrupteur ouvert (i=C dudt=0i = C\,\frac{du}{dt} = 0). Ce réflexe donne instantanément l'état final d'un circuit, sans résoudre la moindre équation.

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Régime transitoire du premier ordre : RC et RL

Un circuit qui ne contient qu'un seul composant réactif (un condensateur ou une bobine) associé à une résistance obéit à une équation différentielle linéaire du premier ordre. C'est le cœur du chapitre.

Le circuit RC (charge). On branche à t=0t = 0 une source de tension continue EE sur une résistance RR en série avec un condensateur CC initialement déchargé. La loi des mailles donne E=R i+uCE = R\,i + u_C, et comme i=C duCdti = C\,\frac{du_C}{dt} :

RC duCdt+uC=E,soitduCdt+1τ uC=Eτ,τ=RC.RC\,\frac{du_C}{dt} + u_C = E, \qquad \text{soit} \qquad \frac{du_C}{dt} + \frac{1}{\tau}\,u_C = \frac{E}{\tau}, \quad \tau = RC.

La constante τ=RC\tau = RC est la constante de temps du circuit, homogène à une durée. Avec la condition initiale uC(0)=0u_C(0) = 0 (continuité de la tension du condensateur), la solution est :

uC(t)=E(1−e−t/τ).u_C(t) = E\left(1 - e^{-t/\tau}\right).

La décharge obéit à la même équation sans second membre. Un condensateur chargé sous EE qu'on relie à RR vérifie RC duCdt+uC=0RC\,\frac{du_C}{dt} + u_C = 0, d'où uC(t)=E e−t/τu_C(t) = E\,e^{-t/\tau}.

Le circuit RL. Une bobine LL en série avec RR sous une source EE suit exactement la même logique. La loi des mailles E=R i+L didtE = R\,i + L\,\frac{di}{dt} se réécrit :

LR didt+i=ER,τ=LR,i(t)=ER(1−e−t/τ).\frac{L}{R}\,\frac{di}{dt} + i = \frac{E}{R}, \qquad \tau = \frac{L}{R}, \qquad i(t) = \frac{E}{R}\left(1 - e^{-t/\tau}\right).

Lire une constante de temps. Au bout de t=τt = \tau, la grandeur a franchi 1−e−1≈63 %1 - e^{-1} \approx 63\,\% de son écart total ; la tangente à l'origine atteint l'asymptote précisément en t=τt = \tau. On considère le régime permanent établi au bout de 5τ5\tau (écart résiduel e−5≈0,7 %e^{-5} \approx 0{,}7\,\%). Retenir ces deux repères permet de lire une durée directement sur un oscillogramme, sans calcul.

Méthode générale du premier ordre. Toute équation de la forme dxdt+xτ=x∞τ\frac{dx}{dt} + \frac{x}{\tau} = \frac{x_\infty}{\tau} a pour solution x(t)=x∞+(x(0)−x∞)e−t/τx(t) = x_\infty + \bigl(x(0) - x_\infty\bigr)e^{-t/\tau}. Trois ingrédients suffisent donc : la valeur finale x∞x_\infty (régime permanent), la valeur initiale x(0)x(0) (continuité) et la constante de temps τ\tau. Inutile de résoudre l'équation à chaque fois : identifie ces trois quantités et écris la solution directement.

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Le circuit RLC série : équation du second ordre

Réunissons les trois dipôles en série sous une source EE. La loi des mailles donne E=R i+L didt+uCE = R\,i + L\,\frac{di}{dt} + u_C, avec i=C duCdti = C\,\frac{du_C}{dt}. En remplaçant ii, on obtient une équation différentielle du second ordre en uCu_C :

LC d2uCdt2+RC duCdt+uC=E.LC\,\frac{d^2 u_C}{dt^2} + RC\,\frac{du_C}{dt} + u_C = E.

On la met sous sa forme canonique en divisant par LCLC et en introduisant deux grandeurs caractéristiques, la pulsation propre ω0\omega_0 et le facteur de qualité QQ :

d2uCdt2+ω0Q duCdt+ω02 uC=ω02 E,ω0=1LC,Q=1RLC.\frac{d^2 u_C}{dt^2} + \frac{\omega_0}{Q}\,\frac{du_C}{dt} + \omega_0^2\, u_C = \omega_0^2\, E, \qquad \omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}}, \qquad Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.

Le facteur de qualité s'écrit aussi Q=Lω0R=1RCω0Q = \dfrac{L\omega_0}{R} = \dfrac{1}{RC\omega_0}. Il est sans dimension et mesure l'amortissement : plus QQ est grand, moins le circuit est amorti. Le régime dépend du signe du discriminant de l'équation caractéristique r2+ω0Q r+ω02=0r^2 + \frac{\omega_0}{Q}\,r + \omega_0^2 = 0, soit Δ=ω02(1Q2−4)\Delta = \omega_0^2\left(\frac{1}{Q^2} - 4\right) :

RégimeConditionComportement
ApériodiqueQ<12Q < \tfrac12 (Δ>0\Delta > 0)Retour lent à l'équilibre, sans oscillation. Deux racines réelles négatives.
CritiqueQ=12Q = \tfrac12 (Δ=0\Delta = 0)Retour le plus rapide sans oscillation. Racine double.
Pseudo-périodiqueQ>12Q > \tfrac12 (Δ<0\Delta < 0)Oscillations amorties à la pseudo-pulsation ω\omega. Racines complexes.

En régime pseudo-périodique, la tension oscille en s'amortissant. La pseudo-pulsation et la pseudo-période valent :

ω=ω01−14Q2,T=2πω.\omega = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}, \qquad T = \frac{2\pi}{\omega}.

Règle d'or. Ne cherche pas à retenir trois formules de solutions par cœur. Calcule d'abord ω0\omega_0 et QQ, compare QQ à 12\tfrac12 pour nommer le régime, puis écris la forme adaptée. Deux cas limites servent de contrôle : à très grand QQ, ω→ω0\omega \to \omega_0 (oscillations quasi non amorties, cas du circuit LC idéal) ; à Q=12Q = \tfrac12, on est exactement à la frontière critique, le retour le plus rapide sans dépassement.

5 erreurs classiques à éviter

En électrocinétique, les fautes sont presque toujours des fautes de signe ou de condition initiale. Les repérer, c'est sécuriser l'essentiel des points.

  1. Oublier la convention récepteur. Les relations u=Riu = Ri, u=Ldidtu = L\frac{di}{dt}, i=Cdudti = C\frac{du}{dt} supposent que tension et courant sont fléchés en sens inverse. En convention générateur, un signe moins apparaît. Fixe la convention une fois pour toutes.
  2. Rendre discontinue une grandeur qui ne peut pas l'être. La tension d'un condensateur et le courant d'une bobine sont continus. C'est ce qui donne la condition initiale (uC(0)u_C(0) ou i(0)i(0)) juste après une commutation. Ne pas les faire sauter.
  3. Confondre τ=RC\tau = RC et τ=L/R\tau = L/R. Pour un RC, la constante de temps est un produit ; pour un RL, un quotient. Vérifie l'homogénéité : [RC][RC] et [L/R][L/R] valent bien des secondes.
  4. Se tromper de valeur finale. En régime permanent continu, le condensateur est un interrupteur ouvert et la bobine un simple fil. Une charge de condensateur tend vers EE, un courant dans une bobine vers E/RE/R, pas l'inverse.
  5. Comparer QQ au mauvais seuil pour un RLC. Le seuil entre régimes est Q=12Q = \tfrac12, pas Q=1Q = 1. Si Q<12Q < \tfrac12 le circuit est apériodique, si Q>12Q > \tfrac12 il oscille. Vérifie aussi que ω0=1/LC\omega_0 = 1/\sqrt{LC} est bien homogène à l'inverse d'un temps.

3 exercices corrigés · niveau croissant

Exercice 1, charge d'un circuit RC

Énoncé. À t=0t = 0, on branche une source E=5,0E = 5{,}0 V sur une résistance R=1,0R = 1{,}0 kΩ\Omega en série avec un condensateur C=1,0C = 1{,}0 µF initialement déchargé. Établir l'équation différentielle, donner τ\tau et uC(t)u_C(t), puis calculer la durée au bout de laquelle uC=0,63 Eu_C = 0{,}63\,E.

Solution. Loi des mailles : E=R i+uCE = R\,i + u_C avec i=C duCdti = C\,\frac{du_C}{dt}. On obtient RC duCdt+uC=ERC\,\frac{du_C}{dt} + u_C = E. La constante de temps vaut :

τ=RC=1,0×103×1,0×10−6=1,0×10−3 s=1,0 ms.\tau = RC = 1{,}0 \times 10^{3} \times 1{,}0 \times 10^{-6} = 1{,}0 \times 10^{-3} \ \text{s} = 1{,}0 \ \text{ms}.

Avec uC(0)=0u_C(0) = 0, la solution est uC(t)=E(1−e−t/τ)u_C(t) = E\bigl(1 - e^{-t/\tau}\bigr). La tension atteint 0,63 E0{,}63\,E (soit 1−e−11 - e^{-1} de l'écart) précisément au bout de t=τt = \tau :

uC(τ)=E(1−e−1)≈0,63×5,0≈3,2 Vaˋt=1,0 ms.u_C(\tau) = E\bigl(1 - e^{-1}\bigr) \approx 0{,}63 \times 5{,}0 \approx 3{,}2 \ \text{V} \quad \text{à} \quad t = 1{,}0 \ \text{ms}.

Résultat : τ=1,0\tau = 1{,}0 ms, et le condensateur atteint 63 %63\,\% de sa charge en 1,01{,}0 ms. Le régime permanent (uC→5,0u_C \to 5{,}0 V) est pratiquement établi au bout de 5τ=5,05\tau = 5{,}0 ms.

Exercice 2, établissement du courant dans un RL

Énoncé. Une bobine idéale L=0,20L = 0{,}20 H est mise en série avec R=100 ΩR = 100\ \Omega et une source E=12E = 12 V, fermée à t=0t = 0. Donner la constante de temps, le courant final et l'expression i(t)i(t).

Solution. Loi des mailles : E=R i+L didtE = R\,i + L\,\frac{di}{dt}, soit LR didt+i=ER\frac{L}{R}\,\frac{di}{dt} + i = \frac{E}{R}. La constante de temps est un quotient :

τ=LR=0,20100=2,0×10−3 s=2,0 ms.\tau = \frac{L}{R} = \frac{0{,}20}{100} = 2{,}0 \times 10^{-3} \ \text{s} = 2{,}0 \ \text{ms}.

En régime permanent, la bobine se comporte comme un fil : uL=0u_L = 0, donc le courant final vaut I=ER=12100=0,12I = \frac{E}{R} = \frac{12}{100} = 0{,}12 A. Le courant dans une bobine étant continu, i(0)=0i(0) = 0, d'où :

i(t)=ER(1−e−t/τ)=0,12(1−e−t/(2,0 ms)) A.i(t) = \frac{E}{R}\left(1 - e^{-t/\tau}\right) = 0{,}12\left(1 - e^{-t/(2{,}0\,\text{ms})}\right) \ \text{A}.

Résultat : τ=2,0\tau = 2{,}0 ms, I=0,12I = 0{,}12 A. Le courant s'établit progressivement, contrairement au RC où c'est la tension qui monte : dans les deux cas, c'est la grandeur associée à l'énergie stockée qui varie de façon continue.

Exercice 3, régime d'un circuit RLC série

Énoncé. Un circuit RLC série comporte L=10L = 10 mH, C=1,0C = 1{,}0 µF et R=20 ΩR = 20\ \Omega. Déterminer ω0\omega_0 et QQ, identifier le régime, puis calculer la pseudo-période. Quelle valeur de RR rendrait le régime critique ?

Solution. La pulsation propre ne dépend que de LL et CC :

ω0=1LC=110−2×10−6=110−8=1,0×104 rad⋅s−1.\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} = \frac{1}{\sqrt{10^{-2} \times 10^{-6}}} = \frac{1}{\sqrt{10^{-8}}} = 1{,}0 \times 10^{4} \ \text{rad·s}^{-1}.

Le facteur de qualité vaut :

Q=1RLC=12010−210−6=120104=10020=5,0.Q = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}} = \frac{1}{20}\sqrt{\frac{10^{-2}}{10^{-6}}} = \frac{1}{20}\sqrt{10^{4}} = \frac{100}{20} = 5{,}0.

Comme Q=5,0>12Q = 5{,}0 > \tfrac12, le régime est pseudo-périodique. La pseudo-pulsation et la pseudo-période valent :

ω=ω01−14Q2=1041−1100≈9,95×103 rad⋅s−1,T=2πω≈6,3×10−4 s.\omega = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}} = 10^{4}\sqrt{1 - \frac{1}{100}} \approx 9{,}95 \times 10^{3} \ \text{rad·s}^{-1}, \qquad T = \frac{2\pi}{\omega} \approx 6{,}3 \times 10^{-4} \ \text{s}.

Pour le régime critique, on impose Q=12Q = \tfrac12, soit 1RL/C=12\frac{1}{R}\sqrt{L/C} = \tfrac12, d'où R=2L/C=2×100=200 ΩR = 2\sqrt{L/C} = 2 \times 100 = 200\ \Omega. C'est la résistance dite critique : au-delà, le circuit devient apériodique.

Résultat : ω0=104\omega_0 = 10^{4} rad·s⁻¹, Q=5,0Q = 5{,}0, régime pseudo-périodique de pseudo-période ≈0,63\approx 0{,}63 ms ; le régime critique s'obtiendrait pour R=200 ΩR = 200\ \Omega.

Ces automatismes, orienter proprement le circuit, poser l'équation différentielle, identifier constante de temps, ω0\omega_0 et QQ, sont exactement ceux que nos profs Hadamard, anciens MPSI/PCSI passés par l'X, l'ENS et CentraleSupélec, entraînent en priorité : ils reviennent à chaque colle et forment le socle de toute l'électronique de deuxième année.

Ce qu'il faut retenir

  • Lois de Kirchhoff : loi des nœuds ∑εkik=0\sum \varepsilon_k i_k = 0 (conservation de la charge), loi des mailles ∑εkuk=0\sum \varepsilon_k u_k = 0, dans le cadre de l'ARQS.
  • Dipôles (convention récepteur) : u=Riu = Ri, u=Ldidtu = L\frac{di}{dt}, i=Cdudti = C\frac{du}{dt}. La tension d'un condensateur et le courant d'une bobine sont continus.
  • Premier ordre : dxdt+xτ=x∞τ\frac{dx}{dt} + \frac{x}{\tau} = \frac{x_\infty}{\tau} donne x(t)=x∞+(x(0)−x∞)e−t/τx(t) = x_\infty + (x(0) - x_\infty)e^{-t/\tau}, avec τ=RC\tau = RC (RC) ou τ=L/R\tau = L/R (RL).
  • Constante de temps : 63 %63\,\% de l'écart franchi à t=τt = \tau, régime établi à 5τ5\tau.
  • RLC série : LC uC′′+RC uC′+uC=ELC\,u_C'' + RC\,u_C' + u_C = E, avec ω0=1LC\omega_0 = \frac{1}{\sqrt{LC}} et Q=1RLCQ = \frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.
  • Trois régimes : apériodique (Q<12Q < \tfrac12), critique (Q=12Q = \tfrac12, le plus rapide), pseudo-périodique (Q>12Q > \tfrac12, oscillations amorties à ω=ω01−14Q2\omega = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}).

L'électrocinétique est un socle qu'on retrouve toute l'année, du régime sinusoïdal forcé au filtrage. Pour organiser ton travail de première année autour de ces chapitres, appuie-toi sur notre guide pour réussir sa prépa et sur nos conseils pour réviser efficacement en prépa. Ce chapitre dialogue aussi avec la mécanique du point, où l'on rencontre les mêmes équations différentielles du second ordre appliquées à l'oscillateur.

Si tu prépares encore le lycée, situe ces notions dans la continuité du programme de maths et physique de Terminale spécialité : les circuits RC y sont abordés, et la prépa en fait le point de départ d'une théorie complète.

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