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Ondes en prépa : équation de d'Alembert et ondes stationnaires
Méthode
12 min

Ondes en prépa : équation de d'Alembert et ondes stationnaires

Mohamed K.

Mohamed K.

Centralien · MPSI puis MP · Recherche ML santé

Une seule équation gouverne la corde de guitare, la vague, l'onde sonore et le câble coaxial : l'équation de d'Alembert. C'est le socle du chapitre sur les ondes en prépa, l'un des plus transversaux de deuxième année. Une fois qu'on a compris que ses solutions sont des ondes progressives qui se propagent sans se déformer, puis qu'on sait ce qui se passe quand une onde revient sur elle-même pour former une onde stationnaire, la quasi-totalité des exercices se résout avec les mêmes réflexes.

L'équation de d'Alembert

Une grandeur qui se propage — le déplacement transverse yy d'une corde, la surpression d'une onde sonore, une composante du champ électrique — vérifie souvent la même équation aux dérivées partielles, l'équation d'onde à une dimension, dite de d'Alembert :

∂2y∂x2=1c2 ∂2y∂t2.\frac{\partial^2 y}{\partial x^2} = \frac{1}{c^2}\,\frac{\partial^2 y}{\partial t^2}.

La constante cc, homogène à une vitesse, est la célérité de l'onde. Elle ne dépend que du milieu : pour une corde de masse linéique μ\mu tendue par une force TT, on montre que c=T/μc = \sqrt{T/\mu}. L'équation est linéaire et à coefficients constants, propriété capitale : si y1y_1 et y2y_2 sont deux solutions, alors toute combinaison λy1+μy2\lambda y_1 + \mu y_2 en est une aussi. C'est le principe de superposition, moteur de tout le chapitre.

L'idée à retenir. L'équation de d'Alembert compare la courbure spatiale ∂2y/∂x2\partial^2 y/\partial x^2 à l'accélération temporelle ∂2y/∂t2\partial^2 y/\partial t^2. Plus la corde est courbée en un point, plus elle y accélère : c'est ce couplage espace-temps qui fait avancer la déformation. Le facteur 1/c21/c^2 fixe la vitesse à laquelle l'information se propage.

Ce chapitre prolonge directement l'étude des ondes mécaniques et de la célérité vue au lycée : on y ajoute l'outil mathématique — les dérivées partielles — qui permet enfin d'écrire l'équation du mouvement au lieu de seulement décrire le phénomène.

Les ondes progressives : solution générale

La solution générale de l'équation de d'Alembert est remarquablement simple. Pour toutes fonctions ff et gg deux fois dérivables :

y(x,t)=f(x−ct)+g(x+ct).y(x,t) = f(x - ct) + g(x + ct).

Vérifions que y+=f(x−ct)y_+ = f(x - ct) est bien solution. En posant u=x−ctu = x - ct, la dérivation composée donne ∂y+∂x=f′(u)\dfrac{\partial y_+}{\partial x} = f'(u) et ∂y+∂t=−c f′(u)\dfrac{\partial y_+}{\partial t} = -c\,f'(u), puis en dérivant une seconde fois :

∂2y+∂x2=f′′(u),∂2y+∂t2=c2 f′′(u).\frac{\partial^2 y_+}{\partial x^2} = f''(u), \qquad \frac{\partial^2 y_+}{\partial t^2} = c^2\,f''(u).

On a donc bien ∂2y+∂x2=1c2∂2y+∂t2\dfrac{\partial^2 y_+}{\partial x^2} = \dfrac{1}{c^2}\dfrac{\partial^2 y_+}{\partial t^2}. Le même calcul avec g(x+ct)g(x + ct) marche à l'identique. Reste à interpréter physiquement chacun de ces deux termes.

  • f(x−ct)f(x - ct) est une onde progressive vers les xx croissants. À l'instant t+Δtt + \Delta t, le profil est le même qu'à l'instant tt mais décalé de c Δtc\,\Delta t vers la droite : la forme se propage à la célérité cc sans se déformer.
  • g(x+ct)g(x + ct) est une onde progressive vers les xx décroissants, de même célérité cc mais dans l'autre sens.

Règle d'or. Le signe dans l'argument donne le sens de propagation : x−ctx - ct va vers les xx croissants, x+ctx + ct vers les xx décroissants. Retiens-le par un point du profil : pour suivre un maximum de f(x−ct)f(x-ct), il faut que x−ctx - ct reste constant, donc que xx augmente avec tt. Aucune formule à réapprendre, juste ce raisonnement.

Ondes progressives sinusoïdales et relation de dispersion

Le cas particulier le plus important est celui d'un profil sinusoïdal. Une onde progressive sinusoïdale se propageant vers les xx croissants s'écrit :

y(x,t)=A cos⁡ ⁣(ωt−kx),y(x,t) = A\,\cos\!\left(\omega t - k x\right),

où AA est l'amplitude, ω\omega la pulsation et kk le vecteur d'onde (ou nombre d'onde). L'onde est doublement périodique : périodique dans le temps de période TT, et périodique dans l'espace de période spatiale la longueur d'onde λ\lambda. Ces grandeurs sont reliées par :

ω=2πT=2πf,k=2πλ.\omega = \frac{2\pi}{T} = 2\pi f, \qquad\qquad k = \frac{2\pi}{\lambda}.

Injectons cette solution dans l'équation de d'Alembert. Chaque dérivation seconde en xx fait sortir un facteur (−k)2=k2(-k)^2 = k^2, chaque dérivation seconde en tt un facteur (−ω)2=ω2(-\omega)^2 = \omega^2 :

−k2 y=1c2(−ω2)y⟹ω2=c2k2.-k^2\,y = \frac{1}{c^2}\left(-\omega^2\right) y \qquad \Longrightarrow \qquad \omega^2 = c^2 k^2.

En prenant la racine (avec ω>0\omega > 0 et k>0k > 0), on obtient la relation de dispersion :

 ω=c k \boxed{\ \omega = c\,k\ }

La vitesse de phase, vitesse à laquelle avance un point de phase donnée, vaut vφ=ωk=cv_\varphi = \dfrac{\omega}{k} = c. Elle est la même pour toutes les fréquences : le milieu est dit non dispersif. Concrètement, une onde composée de plusieurs fréquences s'y propage sans se déformer, puisque toutes ses composantes avancent à la même vitesse cc.

Lecture pédagogique. La relation ω=ck\omega = ck n'est pas une définition, c'est une conséquence de l'équation d'onde : elle tombe automatiquement dès qu'on injecte une sinusoïde. Dans un milieu dispersif (fibre optique, plasma), la relation de dispersion n'est plus linéaire et vφv_\varphi dépend de ω\omega ; l'équation de d'Alembert, elle, décrit toujours un milieu non dispersif. Sache reconnaître les deux.

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Les ondes stationnaires : nœuds et ventres

Superposons maintenant une onde incidente allant vers la droite et une onde réfléchie de même amplitude allant vers la gauche. Par le principe de superposition, la solution est la somme des deux. Prenons l'incidente Acos⁡(ωt−kx)A\cos(\omega t - kx) et la réfléchie Acos⁡(ωt+kx)A\cos(\omega t + kx) :

y(x,t)=Acos⁡(ωt−kx)+Acos⁡(ωt+kx).y(x,t) = A\cos(\omega t - kx) + A\cos(\omega t + kx).

La formule de somme cos⁡p+cos⁡q=2cos⁡ ⁣p+q2cos⁡ ⁣p−q2\cos p + \cos q = 2\cos\!\frac{p+q}{2}\cos\!\frac{p-q}{2} transforme cette expression en un produit où l'espace et le temps se séparent :

y(x,t)=2A cos⁡(kx) cos⁡(ωt).y(x,t) = 2A\,\cos(kx)\,\cos(\omega t).

C'est une onde stationnaire. Elle ne se propage plus : chaque point xx vibre sur place à la pulsation ω\omega, avec une amplitude ∣2Acos⁡(kx)∣\lvert 2A\cos(kx)\rvert qui dépend de la position. Deux types de points se distinguent :

  • Les nœuds de vibration, où l'amplitude est nulle en permanence : cos⁡(kx)=0\cos(kx) = 0, soit kx=π2+nπkx = \frac{\pi}{2} + n\pi. Le point reste immobile.
  • Les ventres, où l'amplitude est maximale (2A2A) : cos⁡(kx)=±1\cos(kx) = \pm 1, soit kx=nπkx = n\pi. Le point oscille avec l'amplitude la plus grande.

La distance entre deux nœuds consécutifs (ou deux ventres consécutifs) vaut λ2\dfrac{\lambda}{2}, et un ventre est toujours à mi-chemin entre deux nœuds, à λ4\dfrac{\lambda}{4} de chacun.

Le réflexe à acquérir. Reconnais une onde stationnaire à sa forme produit g(x) h(t)g(x)\,h(t) (variables séparées), là où une onde progressive est une fonction de l'argument ωt±kx\omega t \pm kx. Dans une stationnaire, tous les points passent par zéro au même instant et atteignent leur maximum ensemble : la « bosse » ne voyage pas, elle grandit et rétrécit sur place.

Corde de Melde : modes propres et quantification

Considérons une corde de longueur LL fixée à ses deux extrémités, le dispositif de la corde de Melde (et de toute corde de guitare). Les points x=0x = 0 et x=Lx = L sont maintenus immobiles : ce sont des conditions aux limites imposées à la solution stationnaire y(x,t)=Bsin⁡(kx)cos⁡(ωt)y(x,t) = B\sin(kx)\cos(\omega t), forme équivalente à la précédente et automatiquement nulle en x=0x = 0.

La condition à l'autre extrémité, y(L,t)=0y(L,t) = 0 à tout instant, impose sin⁡(kL)=0\sin(kL) = 0, c'est-à-dire :

kL=nπ(n∈N∗)⟹kn=nπL.kL = n\pi \qquad (n \in \mathbb{N}^*) \qquad \Longrightarrow \qquad k_n = \frac{n\pi}{L}.

Seules certaines valeurs du vecteur d'onde sont donc autorisées, donc certaines longueurs d'onde λn=2πkn=2Ln\lambda_n = \dfrac{2\pi}{k_n} = \dfrac{2L}{n}, et via la relation de dispersion ωn=c kn\omega_n = c\,k_n, certaines fréquences. En posant fn=ωn2πf_n = \dfrac{\omega_n}{2\pi} :

 fn=n c2L (n=1,2,3,… )\boxed{\ f_n = n\,\frac{c}{2L}\ } \qquad (n = 1, 2, 3, \dots)

Chaque entier nn définit un mode propre de la corde. Les fréquences ne prennent qu'une suite discrète de valeurs : elles sont quantifiées. Le mode n=1n = 1, de plus basse fréquence f1=c2Lf_1 = \dfrac{c}{2L}, est le fondamental ; les modes suivants fn=n f1f_n = n\,f_1 sont ses harmoniques.

ModeLongueur d'ondeFréquenceNœuds / ventres
n=1n = 1 (fondamental)λ1=2L\lambda_1 = 2Lf1=c2Lf_1 = \dfrac{c}{2L}2 nœuds, 1 ventre
n=2n = 2λ2=L\lambda_2 = Lf2=2f1f_2 = 2 f_13 nœuds, 2 ventres
n=3n = 3λ3=2L3\lambda_3 = \dfrac{2L}{3}f3=3f1f_3 = 3 f_14 nœuds, 3 ventres

Règle d'or. La quantification vient des conditions aux limites, jamais de l'équation d'onde elle-même. L'équation de d'Alembert accepte toutes les fréquences ; ce sont les deux extrémités fixées qui trient les modes survivants. Change les conditions (une extrémité libre, un tuyau ouvert), et la règle de quantification change avec elles. Toujours partir des conditions aux limites.

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La réflexion à une extrémité fixe

D'où vient l'onde réfléchie qui, superposée à l'incidente, crée la stationnaire ? De la réflexion sur l'extrémité fixe. En x=0x = 0, la corde est attachée : quelle que soit l'onde incidente yi=Acos⁡(ωt−kx)y_i = A\cos(\omega t - kx), le déplacement total y est nul à chaque instant. On cherche donc une onde réfléchie yry_r (repartant en sens inverse) telle que yi+yr=0y_i + y_r = 0 en x=0x = 0.

En posant yr=A′cos⁡(ωt+kx)y_r = A'\cos(\omega t + kx), la condition yi(0,t)+yr(0,t)=0y_i(0,t) + y_r(0,t) = 0 donne A+A′=0A + A' = 0, soit A′=−AA' = -A. L'onde réfléchie est donc de même amplitude et en opposition de phase :

yr(x,t)=−Acos⁡(ωt+kx).y_r(x,t) = -A\cos(\omega t + kx).

Le coefficient de réflexion en amplitude vaut r=A′/A=−1r = A'/A = -1 : l'onde est intégralement renvoyée, avec un déphasage de π\pi. C'est ce changement de signe qui garantit un nœud à l'extrémité fixe. La superposition yi+yry_i + y_r redonne exactement la forme stationnaire 2Asin⁡(kx)sin⁡(ωt)2A\sin(kx)\sin(\omega t), nulle en x=0x = 0 comme attendu.

Lecture pédagogique. Une extrémité fixe impose un nœud (r=−1r = -1, opposition de phase). Une extrémité libre impose au contraire un ventre (r=+1r = +1, réflexion sans déphasage). Reconnaître le type d'extrémité, c'est déjà connaître la nature du point de réflexion — la clé de tous les problèmes de tuyaux sonores et de câbles.

5 erreurs classiques à éviter

Sur les copies de DS et en colle, les mêmes fautes reviennent chaque année sur les ondes. Les repérer, c'est déjà sécuriser des points.

  1. Confondre onde progressive et onde stationnaire. Une progressive est fonction de l'argument ωt±kx\omega t \pm kx et se propage ; une stationnaire est un produit g(x)h(t)g(x)h(t) à variables séparées et vibre sur place. La forme de l'expression suffit à trancher.
  2. Se tromper de sens avec le signe de kxkx. cos⁡(ωt−kx)\cos(\omega t - kx) va vers les xx croissants, cos⁡(ωt+kx)\cos(\omega t + kx) vers les xx décroissants. En cas de doute, suis un point de phase constante : c'est le raisonnement, pas une formule à mémoriser.
  3. Croire que la quantification vient de l'équation d'onde. L'équation de d'Alembert accepte toutes les fréquences. Ce sont les conditions aux limites (extrémités fixées) qui sélectionnent les modes propres fn=n c/2Lf_n = n\,c/2L.
  4. Confondre nœud et ventre. Un nœud est un point d'amplitude nulle (cos⁡kx=0\cos kx = 0) ; un ventre, un point d'amplitude maximale (cos⁡kx=±1\cos kx = \pm 1). Une extrémité fixe est un nœud, une extrémité libre un ventre.
  5. Oublier le déphasage de π\pi à la réflexion sur un point fixe. L'onde réfléchie sur une extrémité fixe est en opposition de phase (r=−1r = -1). Sans ce signe, la condition de nœud à l'extrémité n'est pas vérifiée et toute la suite est fausse.

3 exercices corrigés · niveau croissant

Exercice 1, vérifier une solution et lire ses paramètres

Énoncé. Une onde se propage sur une corde selon y(x,t)=3,0×10−3 cos⁡ ⁣(400 t−8,0 x)y(x,t) = 3{,}0 \times 10^{-3}\,\cos\!\left(400\,t - 8{,}0\,x\right) (unités SI). Montrer qu'elle vérifie l'équation de d'Alembert, déterminer sa célérité cc, sa fréquence ff et sa longueur d'onde λ\lambda.

Solution. On identifie ω=400\omega = 400 rad·s⁻¹ et k=8,0k = 8{,}0 rad·m⁻¹. En dérivant deux fois, ∂2y∂x2=−k2y\dfrac{\partial^2 y}{\partial x^2} = -k^2 y et ∂2y∂t2=−ω2y\dfrac{\partial^2 y}{\partial t^2} = -\omega^2 y. L'équation ∂x2y=1c2∂t2y\partial^2_x y = \frac{1}{c^2}\partial^2_t y est vérifiée à condition que −k2=−ω2/c2-k^2 = -\omega^2/c^2, ce qui donne la relation de dispersion ω=ck\omega = ck. La célérité vaut donc :

c=ωk=4008,0=50 m⋅s−1.c = \frac{\omega}{k} = \frac{400}{8{,}0} = 50 \ \text{m·s}^{-1}.

Puis f=ω2π=4002π≈64f = \dfrac{\omega}{2\pi} = \dfrac{400}{2\pi} \approx 64 Hz, et λ=2πk=2π8,0≈0,79\lambda = \dfrac{2\pi}{k} = \dfrac{2\pi}{8{,}0} \approx 0{,}79 m. On vérifie la cohérence par λf=c\lambda f = c : 0,79×64≈500{,}79 \times 64 \approx 50 m·s⁻¹.

Résultat : c=50c = 50 m·s⁻¹, f≈64f \approx 64 Hz, λ≈0,79\lambda \approx 0{,}79 m. Le signe ωt−kx\omega t - kx indique une propagation vers les xx croissants.

Exercice 2, onde stationnaire par superposition

Énoncé. On superpose deux ondes de même amplitude AA et de même pulsation, y1=Acos⁡(ωt−kx)y_1 = A\cos(\omega t - kx) et y2=Acos⁡(ωt+kx)y_2 = A\cos(\omega t + kx). Établir l'expression de y=y1+y2y = y_1 + y_2, puis déterminer la position des nœuds pour λ=0,40\lambda = 0{,}40 m.

Solution. On applique cos⁡p+cos⁡q=2cos⁡p+q2cos⁡p−q2\cos p + \cos q = 2\cos\frac{p+q}{2}\cos\frac{p-q}{2} avec p=ωt−kxp = \omega t - kx et q=ωt+kxq = \omega t + kx. Alors p+q2=ωt\frac{p+q}{2} = \omega t et p−q2=−kx\frac{p-q}{2} = -kx, d'où, en utilisant la parité du cosinus :

y(x,t)=2A cos⁡(kx) cos⁡(ωt).y(x,t) = 2A\,\cos(kx)\,\cos(\omega t).

C'est une onde stationnaire. Les nœuds sont les points d'amplitude nulle, donc cos⁡(kx)=0\cos(kx) = 0, soit kx=π2+nπkx = \frac{\pi}{2} + n\pi. Comme k=2πλk = \dfrac{2\pi}{\lambda}, on obtient :

xn=λ4+n λ2=0,10+0,20 n m(n∈Z).x_n = \frac{\lambda}{4} + n\,\frac{\lambda}{2} = 0{,}10 + 0{,}20\,n \ \text{m} \qquad (n \in \mathbb{Z}).

Résultat : y=2Acos⁡(kx)cos⁡(ωt)y = 2A\cos(kx)\cos(\omega t) ; nœuds en x=0,10x = 0{,}10 m, 0,300{,}30 m, 0,500{,}50 m… espacés de λ/2=0,20\lambda/2 = 0{,}20 m, avec un ventre à mi-chemin entre deux nœuds.

Exercice 3, modes propres d'une corde de Melde

Énoncé. Une corde de guitare de longueur L=0,65L = 0{,}65 m, fixée à ses deux extrémités, a une masse linéique μ=5,0×10−3\mu = 5{,}0 \times 10^{-3} kg·m⁻¹ et est tendue par une tension T=80T = 80 N. Calculer la célérité des ondes, la fréquence du fondamental et celle du troisième harmonique.

Solution. La célérité sur la corde vaut c=T/μc = \sqrt{T/\mu} :

c=Tμ=805,0×10−3=1,6×104=1,3×102 m⋅s−1.c = \sqrt{\frac{T}{\mu}} = \sqrt{\frac{80}{5{,}0 \times 10^{-3}}} = \sqrt{1{,}6 \times 10^{4}} = 1{,}3 \times 10^{2} \ \text{m·s}^{-1}.

Les deux extrémités fixées imposent des nœuds : les fréquences sont quantifiées, fn=n c2Lf_n = n\,\dfrac{c}{2L}. Le fondamental correspond à n=1n = 1 :

f1=c2L=1,26×1022×0,65≈97 Hz.f_1 = \frac{c}{2L} = \frac{1{,}26 \times 10^{2}}{2 \times 0{,}65} \approx 97 \ \text{Hz}.

Le troisième harmonique est f3=3 f1≈3×97≈2,9×102f_3 = 3\,f_1 \approx 3 \times 97 \approx 2{,}9 \times 10^{2} Hz. La corde vibre alors avec 4 nœuds (dont les deux extrémités) et 3 ventres.

Ce fil conducteur — poser l'équation d'onde, injecter une sinusoïde, appliquer les conditions aux limites — est exactement le réflexe que nos profs Hadamard, passés par les prépas de l'X et de CentraleSupélec, entraînent en priorité : il structure aussi bien le programme de PSI que celui de MP, et se retrouve à l'identique en acoustique, en électromagnétisme et sur les lignes électriques.

Ce qu'il faut retenir

  • L'équation de d'Alembert : ∂2y∂x2=1c2∂2y∂t2\dfrac{\partial^2 y}{\partial x^2} = \dfrac{1}{c^2}\dfrac{\partial^2 y}{\partial t^2}, linéaire, donc superposition possible ; cc est la célérité, fixée par le milieu.
  • Solution générale : y=f(x−ct)+g(x+ct)y = f(x - ct) + g(x + ct), somme d'une onde vers les xx croissants et d'une onde vers les xx décroissants, se propageant sans déformation.
  • Onde sinusoïdale : y=Acos⁡(ωt−kx)y = A\cos(\omega t - kx), avec ω=2π/T\omega = 2\pi/T, k=2π/λk = 2\pi/\lambda et la relation de dispersion ω=ck\omega = ck. Milieu non dispersif : vφ=ω/k=cv_\varphi = \omega/k = c.
  • Onde stationnaire : y=2Acos⁡(kx)cos⁡(ωt)y = 2A\cos(kx)\cos(\omega t), variables séparées ; nœuds (amplitude nulle) et ventres (amplitude maximale) espacés de λ/2\lambda/2.
  • Corde de Melde : deux extrémités fixées ⇒\Rightarrow modes propres quantifiés fn=n c2Lf_n = n\,\dfrac{c}{2L}, fondamental f1f_1 et harmoniques fn=nf1f_n = n f_1.
  • Réflexion : extrémité fixe ⇒\Rightarrow nœud (r=−1r = -1, opposition de phase) ; extrémité libre ⇒\Rightarrow ventre (r=+1r = +1).

Les ondes sont l'un des chapitres les plus rentables de deuxième année : la même équation gouverne cordes, sons, câbles et ondes électromagnétiques. Pour organiser tes révisions autour de ces gros chapitres transversaux, appuie-toi sur notre méthode pour réviser efficacement en prépa.

Et si tu veux situer ce chapitre dans la logique globale de la Spé et prendre les bons réflexes de travail dès le début d'année, consulte notre guide pour réussir sa prépa.

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