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Mouvement d'un projectile : chute libre et exercices
Méthode
12 min

Mouvement d'un projectile : chute libre et exercices

Mohamed K.

Mohamed K.

Centralien · MPSI puis MP · Recherche ML santé

Une balle lancée, un ballon frappé, un jet d'eau : tous décrivent la même courbe, une parabole. C'est l'un des résultats les plus élégants de la Terminale, et l'un des mieux payés au bac. La raison est étonnamment simple : dès qu'un objet ne subit que son poids, tout son mouvement se déduit d'une seule égalité vectorielle, a⃗=g⃗\vec{a} = \vec{g}.

Position, vitesse, accélération

On étudie le mouvement dans un plan vertical muni d'un repère (O,i⃗,j⃗)(O, \vec{i}, \vec{j}), avec i⃗\vec{i} horizontal et j⃗\vec{j} vertical dirigé vers le haut. Le point MM représente le projectile, assimilé à un point matériel. Sa position est donnée par le vecteur :

OM⃗(t)=x(t) i⃗+y(t) j⃗.\vec{OM}(t) = x(t)\,\vec{i} + y(t)\,\vec{j}.

Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position par rapport au temps, et le vecteur accélération la dérivée du vecteur vitesse :

v⃗(t)=dOM⃗dt=x˙(t) i⃗+y˙(t) j⃗,a⃗(t)=dv⃗dt=x¨(t) i⃗+y¨(t) j⃗.\vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{OM}}{\mathrm{d}t} = \dot{x}(t)\,\vec{i} + \dot{y}(t)\,\vec{j}, \qquad \vec{a}(t) = \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = \ddot{x}(t)\,\vec{i} + \ddot{y}(t)\,\vec{j}.

L'idée à retenir. Dériver une position donne une vitesse, dériver une vitesse donne une accélération. Le raisonnement du chapitre marche exactement à l'envers : on connaît l'accélération (c'est g⃗\vec{g}), et on remonte par intégrations successives jusqu'à la position. Chaque intégration fait apparaître une constante, fixée par une condition initiale.

La chute libre et la deuxième loi de Newton

Un projectile est en chute libre lorsqu'il n'est soumis qu'à son poids P⃗=mg⃗\vec{P} = m\vec{g} : on néglige les frottements de l'air et la poussée d'Archimède. La deuxième loi de Newton (le principe fondamental de la dynamique), appliquée dans un référentiel terrestre supposé galiléen, s'écrit :

∑F⃗ext=m a⃗⟹mg⃗=ma⃗⟹  a⃗=g⃗  \sum \vec{F}_\text{ext} = m\,\vec{a} \quad\Longrightarrow\quad m\vec{g} = m\vec{a} \quad\Longrightarrow\quad \boxed{\;\vec{a} = \vec{g}\;}

La masse mm se simplifie : l'accélération d'un objet en chute libre ne dépend pas de sa masse. C'est le résultat de Galilée, une plume et une bille tombent identiquement dans le vide. Avec l'axe j⃗\vec{j} orienté vers le haut, le champ de pesanteur s'écrit g⃗=−g j⃗\vec{g} = -g\,\vec{j} avec g≈9,81 m⋅s−2g \approx 9{,}81 \ \text{m·s}^{-2}. Les coordonnées de l'accélération sont donc :

ax(t)=0,ay(t)=−g.a_x(t) = 0, \qquad a_y(t) = -g.

Règle d'or. Tout part de là. Le mouvement horizontal a une accélération nulle : il est donc uniforme (vitesse horizontale constante). Le mouvement vertical a une accélération constante −g-g : il est uniformément accéléré. Cette séparation horizontale / verticale est la clé de tout le chapitre. Si tu as besoin de revoir le principe fondamental lui-même, notre article sur les lois de Newton et le mouvement reprend les trois lois en détail.

Établir les équations horaires x(t) et y(t)

Fixons les conditions initiales. À l'instant t=0t = 0, le projectile part de l'origine OO (donc x(0)=0x(0) = 0 et y(0)=0y(0) = 0) avec une vitesse initiale v⃗0\vec{v}_0 de norme v0v_0, inclinée d'un angle α\alpha par rapport à l'horizontale. Les coordonnées de la vitesse initiale sont :

v0x=v0cos⁡α,v0y=v0sin⁡α.v_{0x} = v_0\cos\alpha, \qquad v_{0y} = v_0\sin\alpha.

Première intégration, la vitesse. On intègre l'accélération ax=0a_x = 0 et ay=−ga_y = -g par rapport au temps. Les constantes d'intégration sont les composantes de la vitesse à t=0t = 0 :

vx(t)=v0cos⁡α,vy(t)=−g t+v0sin⁡α.v_x(t) = v_0\cos\alpha, \qquad v_y(t) = -g\,t + v_0\sin\alpha.

Seconde intégration, la position. On intègre à nouveau, avec cette fois les positions initiales x(0)=0x(0) = 0 et y(0)=0y(0) = 0 comme constantes :

x(t)=(v0cos⁡α) t,y(t)=−12 g t2+(v0sin⁡α) t.x(t) = \bigl(v_0\cos\alpha\bigr)\,t, \qquad y(t) = -\tfrac{1}{2}\,g\,t^{2} + \bigl(v_0\sin\alpha\bigr)\,t.

Ce sont les équations horaires du mouvement. Elles donnent la position à chaque instant. On y lit directement les deux régimes annoncés : x(t)x(t) est linéaire en tt (mouvement uniforme), tandis que y(t)y(t) est quadratique en tt (mouvement uniformément accéléré).

Lecture pédagogique. Chaque intégration « ajoute » l'information manquante : la première remonte de l'accélération à la vitesse et réclame v⃗0\vec{v}_0 ; la seconde remonte de la vitesse à la position et réclame la position de départ. Sans conditions initiales, une équation horaire n'est pas déterminée. C'est le réflexe attendu au bac : écrire les coordonnées de v⃗0\vec{v}_0 et de la position initiale avant d'intégrer.

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L'équation de la trajectoire : une parabole

Les équations horaires décrivent la position en fonction du temps. L'équation de la trajectoire décrit la courbe suivie, c'est-à-dire yy en fonction de xx, sans le temps. On l'obtient en éliminant tt. Comme x=(v0cos⁡α) tx = (v_0\cos\alpha)\,t, on isole le temps (à condition que cos⁡α≠0\cos\alpha \neq 0) :

t=xv0cos⁡α.t = \frac{x}{v_0\cos\alpha}.

On reporte cette expression dans y(t)y(t). Le terme en t2t^2 devient un terme en x2x^2, le terme en tt un terme en xx :

y=−g2 v02cos⁡2α x2+tan⁡(α) x.y = -\frac{g}{2\,v_0^{2}\cos^{2}\alpha}\,x^{2} + \tan(\alpha)\,x.

C'est une fonction du second degré en xx, avec un coefficient dominant négatif : la trajectoire est une parabole tournée vers le bas. Le projectile monte, atteint un sommet, puis redescend symétriquement.

Astuce de prof. Ne confonds jamais équation horaire et équation de trajectoire. La première contient tt et répond à « où est l'objet à l'instant tt ? ». La seconde relie xx et yy et répond à « quelle courbe dessine-t-il ? ». Pour passer de l'une à l'autre, on isole tt dans x(t)x(t) et on le substitue dans y(t)y(t). C'est possible parce que le mouvement horizontal est uniforme, donc xx est proportionnel à tt.

Flèche et portée

Deux grandeurs caractérisent le tir. La flèche est la hauteur maximale atteinte ; la portée est la distance horizontale parcourue au moment où le projectile revient à son altitude de départ.

La flèche. Au sommet de la trajectoire, la vitesse verticale s'annule : vy(t)=0v_y(t) = 0. On en tire l'instant du sommet tst_s :

−g ts+v0sin⁡α=0⟹ts=v0sin⁡αg.-g\,t_s + v_0\sin\alpha = 0 \quad\Longrightarrow\quad t_s = \frac{v_0\sin\alpha}{g}.

En reportant tst_s dans y(t)y(t), on obtient la flèche HH :

H=y(ts)=v02sin⁡2α2 g.H = y(t_s) = \frac{v_0^{2}\sin^{2}\alpha}{2\,g}.

La portée. Le projectile revient à l'altitude de départ quand y(t)=0y(t) = 0 avec t≠0t \neq 0. En résolvant −12gt2+(v0sin⁡α)t=0-\tfrac12 g t^2 + (v_0\sin\alpha)t = 0, on trouve la durée totale du vol tv=2 v0sin⁡αgt_v = \dfrac{2\,v_0\sin\alpha}{g}, soit exactement le double de tst_s (la parabole est symétrique). La portée DD est alors x(tv)x(t_v) :

D=x(tv)=v02sin⁡(2α)g,D = x(t_v) = \frac{v_0^{2}\sin(2\alpha)}{g},

en utilisant l'identité 2sin⁡αcos⁡α=sin⁡(2α)2\sin\alpha\cos\alpha = \sin(2\alpha).

Règle d'or. La portée est maximale pour α=45∘\alpha = 45^\circ, car sin⁡(2α)\sin(2\alpha) atteint sa valeur maximale 11 quand 2α=90∘2\alpha = 90^\circ. Autre conséquence utile : deux angles complémentaires (par exemple 30∘30^\circ et 60∘60^\circ) donnent la même portée, puisque sin⁡(2α)\sin(2\alpha) prend la même valeur. C'est une question piège classique au bac.

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Tir horizontal et tir oblique

Les formules précédentes couvrent tous les cas ; on distingue deux situations selon l'angle de lancement.

Le tir oblique est le cas général, avec un angle α≠0\alpha \neq 0 : la vitesse initiale a une composante horizontale v0cos⁡αv_0\cos\alpha et une composante verticale v0sin⁡αv_0\sin\alpha. Le tir horizontal est le cas particulier α=0\alpha = 0 (souvent depuis une hauteur hh) : toute la vitesse initiale est horizontale, v0y=0v_{0y} = 0. Voici les deux jeux d'équations côte à côte.

GrandeurTir oblique (angle α\alpha, départ en OO)Tir horizontal (départ à la hauteur hh)
Vitesse vx(t)v_x(t)v0cos⁡αv_0\cos\alphav0v_0
Vitesse vy(t)v_y(t)−g t+v0sin⁡α-g\,t + v_0\sin\alpha−g t-g\,t
Position x(t)x(t)(v0cos⁡α) t(v_0\cos\alpha)\,tv0 tv_0\,t
Position y(t)y(t)−12gt2+(v0sin⁡α) t-\tfrac12 g t^{2} + (v_0\sin\alpha)\,th−12gt2h -\tfrac12 g t^{2}
Trajectoire y(x)y(x)−g2v02cos⁡2αx2+tan⁡(α) x-\dfrac{g}{2v_0^{2}\cos^{2}\alpha}x^{2} + \tan(\alpha)\,xh−g2v02 x2h - \dfrac{g}{2v_0^{2}}\,x^{2}

Dans les deux colonnes, le même principe opère : mouvement uniforme à l'horizontale, uniformément accéléré à la verticale. Le tir horizontal n'est rien d'autre que le tir oblique avec α=0\alpha = 0 (donc cos⁡α=1\cos\alpha = 1 et sin⁡α=0\sin\alpha = 0), décalé d'une hauteur de départ hh.

5 erreurs classiques à éviter

Sur les copies de DS et du bac, les mêmes fautes reviennent chaque année sur le mouvement d'un projectile. Les repérer, c'est déjà sécuriser des points.

  1. Oublier le signe de gg. Avec l'axe j⃗\vec{j} vers le haut, l'accélération verticale est ay=−ga_y = -g, pas +g+g. Le signe « moins » traduit que la pesanteur tire vers le bas. Si tu orientes j⃗\vec{j} vers le bas, alors ay=+ga_y = +g, mais il faut être cohérent d'un bout à l'autre.
  2. Croire que la vitesse est nulle au sommet. Au point le plus haut, seule la composante verticale vyv_y s'annule. La composante horizontale vx=v0cos⁡αv_x = v_0\cos\alpha reste constante et non nulle : le projectile continue d'avancer.
  3. Confondre équation horaire et équation de trajectoire. y(t)y(t) dépend du temps ; y(x)y(x) décrit la courbe. Pour une question de portée ou d'obstacle à franchir, c'est la trajectoire y(x)y(x) qu'il faut, obtenue en éliminant tt.
  4. Faire dépendre le mouvement de la masse. En chute libre, la masse se simplifie dans la deuxième loi de Newton : a⃗=g⃗\vec{a} = \vec{g}. Deux projectiles de masses différentes lancés pareillement suivent la même trajectoire.
  5. Oublier une condition initiale. Chaque intégration exige sa constante. Intégrer sans fixer v⃗0\vec{v}_0, puis la position de départ, donne des équations fausses. Écris systématiquement les coordonnées de v⃗0\vec{v}_0 avant de te lancer.

3 exercices corrigés · niveau croissant

Exercice 1, tir horizontal

Énoncé. Une bille est lancée horizontalement avec une vitesse v0=5,0 m⋅s−1v_0 = 5{,}0 \ \text{m·s}^{-1} depuis le bord d'une table de hauteur h=1,0 mh = 1{,}0 \ \text{m}. On prend g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81 \ \text{m·s}^{-2} et on néglige les frottements. Déterminer la durée de la chute, puis la distance horizontale parcourue avant de toucher le sol.

Solution. On choisit l'origine au point de départ, j⃗\vec{j} vers le haut. Le tir est horizontal, donc α=0\alpha = 0. Les équations horaires sont x(t)=v0 tx(t) = v_0\,t et y(t)=−12gt2y(t) = -\tfrac12 g t^2 (l'altitude est comptée depuis la table). La bille touche le sol quand elle est descendue de hh, c'est-à-dire y=−hy = -h :

−12g t2=−h⟹t=2hg=2×1,09,81≈0,45 s.-\tfrac12 g\,t^2 = -h \quad\Longrightarrow\quad t = \sqrt{\frac{2h}{g}} = \sqrt{\frac{2 \times 1{,}0}{9{,}81}} \approx 0{,}45 \ \text{s}.

On reporte cette durée dans x(t)x(t) pour la distance horizontale :

x=v0 t=5,0×0,45≈2,3 m.x = v_0\,t = 5{,}0 \times 0{,}45 \approx 2{,}3 \ \text{m}.

Résultat : la bille tombe pendant environ 0,45 s0{,}45 \ \text{s} et atterrit à environ 2,3 m2{,}3 \ \text{m} du pied de la table. On note que la durée de chute ne dépend pas de v0v_0 : elle serait identique pour une bille simplement lâchée sans vitesse.

Exercice 2, tir oblique, flèche et portée

Énoncé. Un ballon est frappé depuis le sol avec une vitesse initiale v0=20 m⋅s−1v_0 = 20 \ \text{m·s}^{-1} inclinée d'un angle α=30∘\alpha = 30^\circ au-dessus de l'horizontale. On prend g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81 \ \text{m·s}^{-2}. Calculer la flèche (hauteur maximale) et la portée du tir.

Solution. On relève les composantes de la vitesse initiale : v0cos⁡30∘=20×0,866≈17,3 m⋅s−1v_0\cos 30^\circ = 20 \times 0{,}866 \approx 17{,}3 \ \text{m·s}^{-1} et v0sin⁡30∘=20×0,5=10 m⋅s−1v_0\sin 30^\circ = 20 \times 0{,}5 = 10 \ \text{m·s}^{-1}. La flèche s'obtient par la formule établie plus haut :

H=v02sin⁡2α2g=202×(0,5)22×9,81=10019,62≈5,1 m.H = \frac{v_0^{2}\sin^{2}\alpha}{2g} = \frac{20^{2} \times (0{,}5)^{2}}{2 \times 9{,}81} = \frac{100}{19{,}62} \approx 5{,}1 \ \text{m}.

Pour la portée, on utilise sin⁡(2α)=sin⁡60∘≈0,866\sin(2\alpha) = \sin 60^\circ \approx 0{,}866 :

D=v02sin⁡(2α)g=202×0,8669,81=346,49,81≈35 m.D = \frac{v_0^{2}\sin(2\alpha)}{g} = \frac{20^{2} \times 0{,}866}{9{,}81} = \frac{346{,}4}{9{,}81} \approx 35 \ \text{m}.

Résultat : le ballon monte à environ 5,1 m5{,}1 \ \text{m} et retombe à environ 35 m35 \ \text{m}. Un tir à 60∘60^\circ avec la même vitesse aurait exactement la même portée (angles complémentaires), mais une flèche bien plus grande.

Exercice 3, trajectoire et obstacle à franchir

Énoncé. Depuis le sol, on lance un projectile avec v0=15 m⋅s−1v_0 = 15 \ \text{m·s}^{-1} à un angle α=45∘\alpha = 45^\circ. Un mur de hauteur 2,0 m2{,}0 \ \text{m} est placé à une distance horizontale de 20 m20 \ \text{m} du point de lancement. On prend g=9,81 m⋅s−2g = 9{,}81 \ \text{m·s}^{-2}. Établir l'équation de la trajectoire, puis déterminer si le projectile passe au-dessus du mur.

Solution. Avec α=45∘\alpha = 45^\circ, on a cos⁡2α=0,5\cos^{2}\alpha = 0{,}5 et tan⁡α=1\tan\alpha = 1. Le coefficient du terme en x2x^2 vaut :

−g2 v02cos⁡2α=−9,812×152×0,5=−9,81225≈−0,0436 m−1.-\frac{g}{2\,v_0^{2}\cos^{2}\alpha} = -\frac{9{,}81}{2 \times 15^{2} \times 0{,}5} = -\frac{9{,}81}{225} \approx -0{,}0436 \ \text{m}^{-1}.

L'équation de la trajectoire est donc :

y=−0,0436 x2+x.y = -0{,}0436\,x^{2} + x.

On calcule l'altitude du projectile à l'abscisse du mur, x=20 mx = 20 \ \text{m} :

y(20)=−0,0436×202+20=−0,0436×400+20=−17,4+20≈2,6 m.y(20) = -0{,}0436 \times 20^{2} + 20 = -0{,}0436 \times 400 + 20 = -17{,}4 + 20 \approx 2{,}6 \ \text{m}.

Résultat : à l'aplomb du mur, le projectile est à environ 2,6 m2{,}6 \ \text{m} de hauteur, soit au-dessus des 2,0 m2{,}0 \ \text{m} du mur. Il passe donc, avec une marge d'environ 0,6 m0{,}6 \ \text{m}.

Ce type de raisonnement, établir la trajectoire puis tester une altitude à une abscisse donnée, est exactement celui qu'attend le jury dans les exercices de mécanique. Nos profs Hadamard, passés par les prépas de l'X et de CentraleSupélec, l'entraînent en priorité : il revient sans cesse au bac et se prolonge naturellement vers l'étude énergétique du mouvement. Pour t'entraîner sur des sujets réels, parcours nos annales du bac de physique-chimie.

Ce qu'il faut retenir

  • La chute libre : un projectile soumis à son seul poids vérifie a⃗=g⃗\vec{a} = \vec{g}, indépendamment de sa masse (deuxième loi de Newton).
  • Les deux régimes : mouvement uniforme à l'horizontale (ax=0a_x = 0), uniformément accéléré à la verticale (ay=−ga_y = -g).
  • Les équations horaires : x(t)=(v0cos⁡α) tx(t) = (v_0\cos\alpha)\,t et y(t)=−12gt2+(v0sin⁡α) ty(t) = -\tfrac12 g t^{2} + (v_0\sin\alpha)\,t, obtenues par deux intégrations avec les conditions initiales.
  • La trajectoire : en éliminant tt, on trouve une parabole y=−g2v02cos⁡2αx2+tan⁡(α) xy = -\dfrac{g}{2v_0^{2}\cos^{2}\alpha}x^{2} + \tan(\alpha)\,x.
  • La flèche H=v02sin⁡2α2gH = \dfrac{v_0^{2}\sin^{2}\alpha}{2g} (où vy=0v_y = 0) et la portée D=v02sin⁡(2α)gD = \dfrac{v_0^{2}\sin(2\alpha)}{g}, maximale pour α=45∘\alpha = 45^\circ.
  • Les deux tirs : le tir horizontal est le cas α=0\alpha = 0 du tir oblique, souvent depuis une hauteur hh.

Le mouvement d'un projectile est la porte d'entrée de toute la mécanique du point : il prépare l'étude énergétique, où l'on retrouve les mêmes situations sous l'angle du travail et de la conservation de l'énergie mécanique, cinétique et potentielle. Pour situer ce chapitre dans l'année, consulte notre panorama du programme de maths et physique de Terminale spécialité.

Ce chapitre est aussi un grand classique de l'oral : si tu prépares ton épreuve finale, notre méthode pour structurer un grand oral de physique-chimie te montre comment transformer un sujet de mécanique comme celui-ci en exposé convaincant.

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