Accompagnement annuel et cours particuliers · 1ʳᵉ séance sous 24h Découvrir

Aller au contenu principal
Le formulaire de maths indispensable en Spé
Méthode
11 min

Le formulaire de maths indispensable en Spé

Mohamed K.

Mohamed K.

Centralien · MPSI puis MP · Recherche ML santé

Le jour d'un DS de Spé, tu bloques trente secondes sur le rayon de convergence de arctan⁡\arctan, tu hésites entre a0a_0 et a0/2a_0/2 dans une série de Fourier, tu recalcules une variance par la définition alors que König-Huygens la donne en une ligne. Ces secondes coûtent cher. Le formulaire de maths de Spé est là pour qu'aucune de ces formules ne te ralentisse jamais.

Cette page rassemble l'essentiel de deuxième année pour la MP, la PC et la PSI : critères de séries, intégrales généralisées, développements en série entière, séries de Fourier, réduction, probabilités et équations différentielles. Chaque formule respecte les conventions du programme. Il prolonge celui de première année, alors garde sous la main le formulaire de maths de Sup à connaître pour les bases sur lesquelles tout ceci s'appuie.

Un formulaire ne se lit pas, il se re-démontre. Les développements de cos⁡\cos, sin⁡\sin et exe^x se retrouvent en trente secondes par la formule de Taylor. Garde ce réflexe plutôt que le par-cœur pur : le jour d'un trou de mémoire, c'est lui qui te sauve. Pour l'ancrer, la répétition espacée sur les démonstrations aide, comme on l'explique dans les flashcards de démonstrations en prépa.

Analyse · commun MP PC PSI

Séries numériques : les critères

Une série ∑un\sum u_n converge quand la suite de ses sommes partielles admet une limite finie. La condition nécessaire de base : si ∑un\sum u_n converge alors un→0u_n \to 0. La réciproque est fausse, ∑1n\sum \frac{1}{n} diverge alors que son terme tend vers zéro. Les critères comparent une série à une série de référence. Pour manier les équivalents, revois le calcul de limites de suites et de fonctions.

CritèreÉnoncé
Riemann∑n≥11nα\sum_{n\ge 1} \frac{1}{n^{\alpha}} converge si et seulement si α>1\alpha > 1
Géométrique∑n≥0qn\sum_{n\ge 0} q^{n} converge si et seulement si ∣q∣<1|q| < 1, avec ∑n=0+∞qn=11−q\sum_{n=0}^{+\infty} q^{n} = \frac{1}{1-q}
Comparaison (termes positifs)0≤un≤vn0 \le u_n \le v_n, alors ∑vn\sum v_n converge entraîne ∑un\sum u_n converge
Équivalence (termes positifs)un∼vn≥0u_n \sim v_n \ge 0 entraîne même nature des deux séries
Règle de d'Alembertun>0u_n>0 et un+1un→ℓ\frac{u_{n+1}}{u_n}\to\ell : converge si ℓ<1\ell<1, diverge si ℓ>1\ell>1, cas douteux si ℓ=1\ell=1
Convergence absolue∑∣un∣\sum |u_n| converge entraîne ∑un\sum u_n converge
Séries alternées (CSSA)(an)(a_n) positive décroissante de limite nulle, alors ∑(−1)nan\sum (-1)^{n} a_n converge, et ∣∑k=n+1+∞(−1)kak∣≤an+1\left|\sum_{k=n+1}^{+\infty}(-1)^k a_k\right| \le a_{n+1}
Comparaison série intégraleff continue positive décroissante, alors ∑f(n)\sum f(n) et ∫1+∞f\int_1^{+\infty} f ont même nature

Analyse · commun MP PC PSI

Intégrales généralisées

Une intégrale est généralisée quand une borne est infinie ou que la fonction n'est pas définie en un bord. On étudie sa convergence par les mêmes réflexes que les séries : intégrales de référence, comparaison et équivalence au voisinage de la borne impropre, convergence absolue. Deux valeurs remarquables se retiennent par cœur. Pour les calculer, appuie-toi sur le calcul intégral et les primitives.

IntégraleRésultat
Riemann en +∞+\infty∫1+∞dttα\int_{1}^{+\infty} \frac{dt}{t^{\alpha}} converge si et seulement si α>1\alpha > 1
Riemann en 00∫01dttα\int_{0}^{1} \frac{dt}{t^{\alpha}} converge si et seulement si α<1\alpha < 1
Exponentielle∫0+∞e−λt dt=1λ\int_{0}^{+\infty} e^{-\lambda t}\,dt = \frac{1}{\lambda} pour λ>0\lambda>0
Intégrale de Gauss∫0+∞e−t2 dt=π2\int_{0}^{+\infty} e^{-t^{2}}\,dt = \frac{\sqrt{\pi}}{2}

Cours particuliers

Progressez en maths avec un prof particulier

Cours individuels avec des professeurs issus des meilleures écoles.

Suivi personnaliséProfs X/ENS/Centrale
Voir les cours de maths

Analyse · commun MP PC PSI

Séries entières et développements usuels

Une série entière ∑anxn\sum a_n x^n possède un rayon de convergence RR. Le lemme d'Abel garantit la convergence absolue pour ∣x∣<R|x|<R et la divergence pour ∣x∣>R|x|>R. Quand ∣an+1an∣→ℓ\left|\frac{a_{n+1}}{a_n}\right|\to\ell non nul, on lit directement R=1ℓR = \frac{1}{\ell}. Les développements ci-dessous se reconstruisent tous par la formule de Taylor, à commencer par celui de la fonction exponentielle.

FonctionDéveloppementRayon
exe^{x}∑n=0+∞xnn!\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} \frac{x^{n}}{n!}+∞+\infty
cos⁡x\cos x∑n=0+∞(−1)nx2n(2n)!\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} (-1)^{n} \frac{x^{2n}}{(2n)!}+∞+\infty
sin⁡x\sin x∑n=0+∞(−1)nx2n+1(2n+1)!\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} (-1)^{n} \frac{x^{2n+1}}{(2n+1)!}+∞+\infty
cosh⁡x\cosh x∑n=0+∞x2n(2n)!\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} \frac{x^{2n}}{(2n)!}+∞+\infty
sinh⁡x\sinh x∑n=0+∞x2n+1(2n+1)!\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} \frac{x^{2n+1}}{(2n+1)!}+∞+\infty
11−x\dfrac{1}{1-x}∑n=0+∞xn\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} x^{n}11
11+x\dfrac{1}{1+x}∑n=0+∞(−1)nxn\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} (-1)^{n} x^{n}11
ln⁡(1+x)\ln(1+x)∑n=1+∞(−1)n−1xnn\displaystyle\sum_{n=1}^{+\infty} (-1)^{n-1} \frac{x^{n}}{n}11
arctan⁡x\arctan x∑n=0+∞(−1)nx2n+12n+1\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} (-1)^{n} \frac{x^{2n+1}}{2n+1}11
(1+x)α(1+x)^{\alpha}∑n=0+∞(αn)xn\displaystyle\sum_{n=0}^{+\infty} \binom{\alpha}{n} x^{n}, avec (αn)=α(α−1)⋯(α−n+1)n!\binom{\alpha}{n}=\frac{\alpha(\alpha-1)\cdots(\alpha-n+1)}{n!}11 si α∉N\alpha\notin\mathbb N

Analyse · MP et PSI

Séries de Fourier

Cette section concerne la MP et la PSI, pas la PC. Pour une fonction TT-périodique, on pose la pulsation ω=2πT\omega=\frac{2\pi}{T} et on utilise la convention du programme, avec le terme constant écrit a02\frac{a_0}{2} et le facteur 2T\frac{2}{T} devant les intégrales.

ObjetFormule
Coefficient ana_n (pour n≥0n\ge 0)an=2T∫0Tf(t)cos⁡(nωt) dta_n = \frac{2}{T}\int_0^T f(t)\cos(n\omega t)\,dt, et a02\frac{a_0}{2} est la valeur moyenne
Coefficient bnb_n (pour n≥1n\ge 1)bn=2T∫0Tf(t)sin⁡(nωt) dtb_n = \frac{2}{T}\int_0^T f(t)\sin(n\omega t)\,dt
Coefficient complexe cnc_ncn=1T∫0Tf(t)e−inωt dtc_n = \frac{1}{T}\int_0^T f(t)e^{-in\omega t}\,dt, avec cn=an−ibn2c_n=\frac{a_n-ib_n}{2} et c−n=an+ibn2c_{-n}=\frac{a_n+ib_n}{2} (pour n≥1n\ge 1)
Série de FourierS(f)(t)=a02+∑n=1+∞(ancos⁡(nωt)+bnsin⁡(nωt))=∑n=−∞+∞cneinωtS(f)(t) = \frac{a_0}{2} + \sum_{n=1}^{+\infty}\bigl(a_n\cos(n\omega t)+b_n\sin(n\omega t)\bigr) = \sum_{n=-\infty}^{+\infty} c_n e^{in\omega t}
Théorème de Dirichletff de classe C1C^1 par morceaux, la série converge vers f(t+)+f(t−)2\frac{f(t^+)+f(t^-)}{2}
Formule de Parseval1T∫0T∣f∣2=a024+12∑n=1+∞(an2+bn2)=∑n=−∞+∞∣cn∣2\frac{1}{T}\int_0^T |f|^2 = \frac{a_0^2}{4} + \frac{1}{2}\sum_{n=1}^{+\infty}\bigl(a_n^2+b_n^2\bigr) = \sum_{n=-\infty}^{+\infty}|c_n|^2

Attention aux conventions. Le a02\frac{a_0}{2} et le 2T\frac{2}{T} changent d'un livre à l'autre. Si tu mélanges deux conventions, Parseval tombe faux d'un facteur 2 ou 4. Fixe-toi sur celle retenue ici, celle du programme, et ne la lâche plus.

RDV gratuit de 15 min

Besoin d'un accompagnement ?

Échangez avec un conseiller pour définir la méthode de travail adaptée à votre profil.

Diagnostic de vos points forts/faibles
Plan de travail personnalisé
Conseils méthodologiques

Sans engagement • Réponse sous 24h

Algèbre · commun MP PC PSI

Réduction des matrices

Réduire une matrice, c'est trouver une base où elle devient simple, souvent diagonale. Le polynôme caractéristique χA(λ)=det⁡(λIn−A)\chi_A(\lambda)=\det(\lambda I_n - A) donne les valeurs propres : λ\lambda est valeur propre si et seulement si det⁡(A−λIn)=0\det(A-\lambda I_n)=0. Le sous-espace propre associé est Eλ=ker⁡(A−λIn)E_\lambda=\ker(A-\lambda I_n), et sa dimension reste inférieure ou égale à la multiplicité algébrique de λ\lambda.

RésultatÉnoncé
Trace et déterminanttr⁡(A)=∑λi\operatorname{tr}(A)=\sum\lambda_i et det⁡(A)=∏λi\det(A)=\prod\lambda_i
Critère de diagonalisationAA diagonalisable si et seulement si ∑dim⁡Eλ=n\sum\dim E_\lambda=n, ce qui équivaut à χA\chi_A scindé avec dim⁡Eλ\dim E_\lambda égale à la multiplicité, ou à un polynôme annulateur scindé à racines simples
Condition suffisantenn valeurs propres distinctes entraîne AA diagonalisable
PuissancesA=PDP−1A=PDP^{-1} avec D=diag⁡(λi)D=\operatorname{diag}(\lambda_i), alors Ak=PDkP−1A^k=PD^kP^{-1}
Cayley-HamiltonχA(A)=0\chi_A(A)=0
Théorème spectralAA symétrique réelle est diagonalisable en base orthonormée, A=PDP⊤A=PDP^{\top} avec PP orthogonale

Trois portes d'entrée pour diagonaliser. Avant de calculer les sous-espaces propres, teste d'abord nn valeurs propres distinctes, puis un polynôme annulateur scindé à racines simples (souvent donné par l'énoncé), puis la symétrie réelle. L'une des trois te fait souvent gagner plusieurs pages.

Probabilités · commun MP PC PSI

Variables aléatoires discrètes

L'espérance vaut E(X)=∑ixiP(X=xi)E(X)=\sum_i x_i P(X=x_i) et reste linéaire : E(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+b et E(X+Y)=E(X)+E(Y)E(X+Y)=E(X)+E(Y). Le théorème de transfert donne E(g(X))=∑ig(xi)P(X=xi)E(g(X))=\sum_i g(x_i)P(X=x_i). Pour la variance, personne ne repasse par la définition en concours : on applique König-Huygens V(X)=E(X2)−E(X)2V(X)=E(X^2)-E(X)^2, avec V(aX+b)=a2V(X)V(aX+b)=a^2V(X) et l'écart-type σ=V(X)\sigma=\sqrt{V(X)}.

RésultatFormule
IndépendanceX,YX,Y indépendantes, alors E(XY)=E(X)E(Y)E(XY)=E(X)E(Y) et V(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X+Y)=V(X)+V(Y)
CovarianceCov⁡(X,Y)=E(XY)−E(X)E(Y)\operatorname{Cov}(X,Y)=E(XY)-E(X)E(Y), et V(X+Y)=V(X)+V(Y)+2Cov⁡(X,Y)V(X+Y)=V(X)+V(Y)+2\operatorname{Cov}(X,Y)
Bienaymé-TchebychevP(∣X−E(X)∣≥ε)≤V(X)ε2P(|X-E(X)|\ge\varepsilon)\le\frac{V(X)}{\varepsilon^2}
Probabilités totalesP(B)=∑iP(B∣Ai)P(Ai)P(B)=\sum_i P(B\mid A_i)P(A_i)
Formule de BayesP(Ai∣B)=P(B∣Ai)P(Ai)∑jP(B∣Aj)P(Aj)P(A_i\mid B)=\frac{P(B\mid A_i)P(A_i)}{\sum_j P(B\mid A_j)P(A_j)}

Chaque loi usuelle s'apprend en bloc : la loi, son espérance, sa variance. C'est le meilleur moyen de ne jamais confondre une binomiale et une géométrique le jour J.

LoiProbabilitéEspéranceVariance
Bernoulli B(p)\mathcal B(p)P(X=1)=pP(X=1)=pppp(1−p)p(1-p)
Binomiale B(n,p)\mathcal B(n,p)(nk)pk(1−p)n−k\binom{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}npnpnp(1−p)np(1-p)
Géométrique G(p)\mathcal G(p)(1−p)k−1p(1-p)^{k-1}p pour k≥1k\ge 11p\frac{1}{p}1−pp2\frac{1-p}{p^2}
Poisson P(λ)\mathcal P(\lambda)e−λλkk!e^{-\lambda}\frac{\lambda^k}{k!}λ\lambdaλ\lambda
Uniforme sur {1,…,n}\{1,\dots,n\}1n\frac{1}{n}n+12\frac{n+1}{2}n2−112\frac{n^2-1}{12}

Analyse · commun MP PC PSI

Équations différentielles linéaires

La solution générale d'une équation linéaire est toujours la somme d'une solution particulière et de la solution homogène. Les solutions homogènes forment un espace vectoriel, de dimension 1 à l'ordre 1 et de dimension 2 à l'ordre 2. Le théorème de Cauchy linéaire assure que, si les coefficients sont continus sur un intervalle II, il existe une unique solution vérifiant des conditions initiales données, définie sur II tout entier.

ÉquationSolutions
Ordre 1 : y′+a(t)y=b(t)y'+a(t)y=b(t)homogène yh=Ke−A(t)y_h=Ke^{-A(t)} avec A′=aA'=a, puis variation de la constante yp=λ(t)e−A(t)y_p=\lambda(t)e^{-A(t)} où λ′=b eA\lambda'=b\,e^{A}
Ordre 2, cas Δ>0\Delta>0racines r1,r2r_1,r_2 réelles : y=λer1t+μer2ty=\lambda e^{r_1t}+\mu e^{r_2t}
Ordre 2, cas Δ=0\Delta=0racine double rr : y=(λ+μt)erty=(\lambda+\mu t)e^{rt}
Ordre 2, cas Δ<0\Delta<0racines α±iβ\alpha\pm i\beta : y=eαt(λcos⁡βt+μsin⁡βt)y=e^{\alpha t}(\lambda\cos\beta t+\mu\sin\beta t)

À l'ordre 2, l'équation caractéristique est r2+pr+q=0r^2+pr+q=0 pour y′′+py′+qy=0y''+py'+qy=0, et son discriminant Δ=p2−4q\Delta=p^2-4q décide de la forme des solutions.

En pratique

Comment utiliser ce formulaire

Un formulaire ne remplace pas le cours, il le condense. Lis chaque ligne en te demandant d'où elle vient : les développements en série entière sortent de Taylor, la variance de la définition, le rayon de la règle de d'Alembert. Une formule que tu sais reconstruire ne se perd jamais un jour de khôlle ou de DS.

Ce formulaire donne les résultats, pas leurs démonstrations. Pour le détail des preuves et des méthodes de calcul, appuie-toi sur les articles de notion liés au fil de cette page, notamment sur les intégrales et les équivalents. Et garde le réflexe de vérifier une convention (Fourier surtout) plutôt que de recopier une formule de mémoire dans le doute.

Partager

FAQ

Questions fréquentes

Accompagnement personnalisé

Besoin d'aide pour réussir votre prépa ?

Nos professeurs, issus de Polytechnique et Centrale, vous accompagnent dans votre réussite avec un suivi sur-mesure.