Le jour d'un DS de Spé, tu bloques trente secondes sur le rayon de convergence de , tu hésites entre et dans une série de Fourier, tu recalcules une variance par la définition alors que König-Huygens la donne en une ligne. Ces secondes coûtent cher. Le formulaire de maths de Spé est là pour qu'aucune de ces formules ne te ralentisse jamais.
Cette page rassemble l'essentiel de deuxième année pour la MP, la PC et la PSI : critères de séries, intégrales généralisées, développements en série entière, séries de Fourier, réduction, probabilités et équations différentielles. Chaque formule respecte les conventions du programme. Il prolonge celui de première année, alors garde sous la main le formulaire de maths de Sup à connaître pour les bases sur lesquelles tout ceci s'appuie.
Un formulaire ne se lit pas, il se re-démontre. Les développements de , et se retrouvent en trente secondes par la formule de Taylor. Garde ce réflexe plutôt que le par-cœur pur : le jour d'un trou de mémoire, c'est lui qui te sauve. Pour l'ancrer, la répétition espacée sur les démonstrations aide, comme on l'explique dans les flashcards de démonstrations en prépa.
Analyse · commun MP PC PSI
Séries numériques : les critères
Une série converge quand la suite de ses sommes partielles admet une limite finie. La condition nécessaire de base : si converge alors . La réciproque est fausse, diverge alors que son terme tend vers zéro. Les critères comparent une série à une série de référence. Pour manier les équivalents, revois le calcul de limites de suites et de fonctions.
| Critère | Énoncé |
|---|---|
| Riemann | converge si et seulement si |
| Géométrique | converge si et seulement si , avec |
| Comparaison (termes positifs) | , alors converge entraîne converge |
| Équivalence (termes positifs) | entraîne même nature des deux séries |
| Règle de d'Alembert | et : converge si , diverge si , cas douteux si |
| Convergence absolue | converge entraîne converge |
| Séries alternées (CSSA) | positive décroissante de limite nulle, alors converge, et |
| Comparaison série intégrale | continue positive décroissante, alors et ont même nature |
Analyse · commun MP PC PSI
Intégrales généralisées
Une intégrale est généralisée quand une borne est infinie ou que la fonction n'est pas définie en un bord. On étudie sa convergence par les mêmes réflexes que les séries : intégrales de référence, comparaison et équivalence au voisinage de la borne impropre, convergence absolue. Deux valeurs remarquables se retiennent par cœur. Pour les calculer, appuie-toi sur le calcul intégral et les primitives.
| Intégrale | Résultat |
|---|---|
| Riemann en | converge si et seulement si |
| Riemann en | converge si et seulement si |
| Exponentielle | pour |
| Intégrale de Gauss |
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Analyse · commun MP PC PSI
Séries entières et développements usuels
Une série entière possède un rayon de convergence . Le lemme d'Abel garantit la convergence absolue pour et la divergence pour . Quand non nul, on lit directement . Les développements ci-dessous se reconstruisent tous par la formule de Taylor, à commencer par celui de la fonction exponentielle.
| Fonction | Développement | Rayon |
|---|---|---|
| , avec | si |
Analyse · MP et PSI
Séries de Fourier
Cette section concerne la MP et la PSI, pas la PC. Pour une fonction -périodique, on pose la pulsation et on utilise la convention du programme, avec le terme constant écrit et le facteur devant les intégrales.
| Objet | Formule |
|---|---|
| Coefficient (pour ) | , et est la valeur moyenne |
| Coefficient (pour ) | |
| Coefficient complexe | , avec et (pour ) |
| Série de Fourier | |
| Théorème de Dirichlet | de classe par morceaux, la série converge vers |
| Formule de Parseval |
Attention aux conventions. Le et le changent d'un livre à l'autre. Si tu mélanges deux conventions, Parseval tombe faux d'un facteur 2 ou 4. Fixe-toi sur celle retenue ici, celle du programme, et ne la lâche plus.
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Algèbre · commun MP PC PSI
Réduction des matrices
Réduire une matrice, c'est trouver une base où elle devient simple, souvent diagonale. Le polynôme caractéristique donne les valeurs propres : est valeur propre si et seulement si . Le sous-espace propre associé est , et sa dimension reste inférieure ou égale à la multiplicité algébrique de .
| Résultat | Énoncé |
|---|---|
| Trace et déterminant | et |
| Critère de diagonalisation | diagonalisable si et seulement si , ce qui équivaut à scindé avec égale à la multiplicité, ou à un polynôme annulateur scindé à racines simples |
| Condition suffisante | valeurs propres distinctes entraîne diagonalisable |
| Puissances | avec , alors |
| Cayley-Hamilton | |
| Théorème spectral | symétrique réelle est diagonalisable en base orthonormée, avec orthogonale |
Trois portes d'entrée pour diagonaliser. Avant de calculer les sous-espaces propres, teste d'abord valeurs propres distinctes, puis un polynôme annulateur scindé à racines simples (souvent donné par l'énoncé), puis la symétrie réelle. L'une des trois te fait souvent gagner plusieurs pages.
Probabilités · commun MP PC PSI
Variables aléatoires discrètes
L'espérance vaut et reste linéaire : et . Le théorème de transfert donne . Pour la variance, personne ne repasse par la définition en concours : on applique König-Huygens , avec et l'écart-type .
| Résultat | Formule |
|---|---|
| Indépendance | indépendantes, alors et |
| Covariance | , et |
| Bienaymé-Tchebychev | |
| Probabilités totales | |
| Formule de Bayes |
Chaque loi usuelle s'apprend en bloc : la loi, son espérance, sa variance. C'est le meilleur moyen de ne jamais confondre une binomiale et une géométrique le jour J.
| Loi | Probabilité | Espérance | Variance |
|---|---|---|---|
| Bernoulli | |||
| Binomiale | |||
| Géométrique | pour | ||
| Poisson | |||
| Uniforme sur |
Analyse · commun MP PC PSI
Équations différentielles linéaires
La solution générale d'une équation linéaire est toujours la somme d'une solution particulière et de la solution homogène. Les solutions homogènes forment un espace vectoriel, de dimension 1 à l'ordre 1 et de dimension 2 à l'ordre 2. Le théorème de Cauchy linéaire assure que, si les coefficients sont continus sur un intervalle , il existe une unique solution vérifiant des conditions initiales données, définie sur tout entier.
| Équation | Solutions |
|---|---|
| Ordre 1 : | homogène avec , puis variation de la constante où |
| Ordre 2, cas | racines réelles : |
| Ordre 2, cas | racine double : |
| Ordre 2, cas | racines : |
À l'ordre 2, l'équation caractéristique est pour , et son discriminant décide de la forme des solutions.
En pratique
Comment utiliser ce formulaire
Un formulaire ne remplace pas le cours, il le condense. Lis chaque ligne en te demandant d'où elle vient : les développements en série entière sortent de Taylor, la variance de la définition, le rayon de la règle de d'Alembert. Une formule que tu sais reconstruire ne se perd jamais un jour de khôlle ou de DS.
Ce formulaire donne les résultats, pas leurs démonstrations. Pour le détail des preuves et des méthodes de calcul, appuie-toi sur les articles de notion liés au fil de cette page, notamment sur les intégrales et les équivalents. Et garde le réflexe de vérifier une convention (Fourier surtout) plutôt que de recopier une formule de mémoire dans le doute.



